Des plants de cannabis dans la localité de Hour Taala, à l'est de Baalbeck incendiés par l'armée libanaise, jeudi 4 septembre 2025. Photo publiée sur le site de la troupe.
L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir détruit des plants de cannabis dans la localité de Hour Taala, à l'est de Baalbeck, près de la frontière avec la Syrie, dans un communiqué selon lequel son service des renseignements avait participé à cette opération.
« Dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, une unité de l’armée, appuyée par une patrouille de la Direction du renseignement, a procédé à la destruction d’une grande quantité de haschich et au démantèlement de tentes agricoles qui lui étaient destinées à Hour Taala – Baalbeck » a écrit la troupe sur son site jeudi.
Des destructions similaires de champs de cannabis ont été menées par l'armée ces dernières semaines, ainsi que le démantèlement de laboratoires utilisés pour synthétiser du captagon, une drogue de synthèse, la possession et la consommation de cannabis étant illégales au Liban. La plupart des champs sont localisés dans la plaine fertile de la Békaa, et le gouvernement travaille sur un plan de production de cannabis à usage thérapeutique.
En 2020, dans un contexte d'effondrement économique, le Parlement avait approuvé un projet de loi légalisant la culture du cannabis au Liban à des fins médicales et industrielles. Cette loi autorise exclusivement l'État à s'impliquer dans le secteur de la production et du commerce du cannabis, qui est cultivé illicitement depuis des décennies dans la Békaa. La production actuelle est notamment gérée par des clans chiites de cette région. Avant l'adoption de la loi, le Liban avait engagé en 2018 le cabinet de conseil international McKinsey & Co pour le conseiller sur ses difficultés économiques. McKinsey avait alors suggéré de légaliser la culture et la production de la plante, largement disponible dans le pays, au moins pour certains usages.
Le Liban est réputé, de manière informelle à l'étranger, pour cultiver un cannabis récréatif de qualité. La culture du cannabis thérapeutique se distingue de celle à usage récréatif par un certain nombre de standards — variétés sélectionnées selon leur teneur en CBD (cannabidiol) et faible en THC (substance psychoactive), traçabilité, utilisation limitée de pesticides.


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