Des enfants assis près d’une barrière alors qu’une femme porte un seau d’eau, alors que des ressortissants irakiens s’apprêtent à quitter le camp d’al-Hol régi par les Kurdes, le 28 août 2025. Photo AFP/DELIL SOULEIMAN
Les forces de sécurité kurdes dans le nord-est de la Syrie ont annoncé mercredi avoir déjoué une tentative d'évasion d'une cinquantaine de personnes du camp d'al-Hol, où sont notamment détenus des proches de jihadistes présumés.
Plus de six ans après la défaite du groupe jihadiste Etat islamique (EI), les camps et prisons gérés par l'administration autonome kurde dans le nord-est de la Syrie abritent encore des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup ont des liens présumés avec l'EI ou sont soupçonnés d'en avoir.
Dans un communiqué, les forces de sécurité kurdes ont indiqué avoir déjoué mardi « une tentative d'évasion collective menée par plusieurs familles de l'organisation terroriste Daech (acronyme de l'EI en arabe), au nombre de 56 personnes ».
Les détenus ont tenté de fuir « à bord d'un grand véhicule » mardi, selon le communiqué. Les forces kurdes ont « intercepté le véhicule alors qu'il tentait de franchir l'entrée principale, et arrêté toutes les personnes à l'intérieur ».
Al-Hol est le plus grand camp de la région, et les détenus y vivent dans des conditions notoirement difficiles. Selon sa directrice, Jihan Hanan, il abrite à présent 27.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités. De nombreux pays occidentaux refusent toujours de rapatrier leurs ressortissants.
L'EI s'était emparé en 2014 de vastes portions de territoires de la Syrie et de l'Irak, avant sa défaite en 2019 en Syrie. Mais des cellules jihadistes restent présentes, notamment dans le vaste désert du pays.


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