Rencontre entre le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le Grand Imam d’al-Azhar, Ahmad el-Tayeb, au Caire le 28 août 2025. Photo X / @grandserail
Le Premier ministre Nawaf Salam s’est entretenu jeudi au Caire avec le Grand Imam d’al-Azhar, le cheikh Ahmad al-Tayeb, et l’a invité à se rendre au Liban avant la fin de l’année, selon un communiqué publié par le Grand Sérail.
Au cours de leur rencontre, M. Salam a informé le Grand Imam des derniers développements au Liban, soulignant que le pays, avec sa « composition islamo-chrétienne diversifiée, a besoin du soutien de l’institution al-Azhar pour renforcer l’esprit de fraternité humaine et de tolérance ainsi que pour combattre les discours de discorde et d’intolérance ».
Al-Azhar est l’un des plus anciens centres d’enseignement de l’islam dans le monde. Fondée en 970 de notre ère en tant que mosquée, avant de devenir une université, l'institution a joué un rôle de premier plan dans la vie religieuse, éducative et politique du monde musulman depuis plus d’un millénaire.
Nawaf Salam invité le dignitaire sunnite à venir au Liban avant la fin de l’année, estimant que « sa présence à Beyrouth enverrait un message de rassemblement à tous les Libanais et illustrerait le rôle historique d’al-Azhar dans la promotion d’une culture du dialogue et de la coexistence ».
De son côté, Ahmad al-Tayeb a accueilli favorablement l’invitation et a proposé que sa prochaine visite au Liban coïncide avec la tenue d’une « conférence islamique à Beyrouth, destinée à consacrer les principes des documents sur la Fraternité humaine et la Citoyenneté, qui mettent en avant une culture de tolérance, de paix et de coexistence ». Il a aussi renouvelé l’engagement d’al-Azhar à assumer son rôle mondial pour « combattre l’extrémisme et œuvrer à la diffusion d’une culture de modération ».
Dans le cadre de sa visite, Nawaf Salam s'était entretenu mercredi avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui avait réaffirmé le « plein soutien » de son pays au Liban ainsi que ses efforts pour « rétablir la stabilité et s’engager sur la voie du redressement et de la reconstruction économiques ».


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