Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Escroquerie Visant Elissa

Faille sécuritaire à l'AIB : au moins huit agents des services de sécurité en garde à vue


Faille sécuritaire à l'AIB : au moins huit agents des services de sécurité en garde à vue

Elissa. Photo DR

Le commissaire du gouvernement auprès du Tribunal militaire Claude Ghanem a placé en garde à vue au moins huit suspects travaillant au sein des services de sécurité libanais, dans une enquête sur une faille sécuritaire dans une affaire d’extorsion de 2,7 millions de dollars dont a été victime la chanteuse Élissa, en pleine crise économique (2019).

Parmi les personnes désormais en garde à vue figurent un militaire du service de sécurité de l’aéroport, un policier des Forces de sécurité intérieure et plusieurs agents retraités de la Sûreté générale, a indiqué une source judiciaire à L’Orient-Le Jour.

L’affaire a éclaté la semaine dernière, lorsque l’escroc présumé, Ali Kassem Hammoud, a réussi à quitter le territoire libanais via l’Aéroport international de Beyrouth, malgré un mandat de recherche émis à son encontre. Lorsqu’une telle procédure est lancée par la justice, les Forces de sécurité intérieure (FSI) sont chargées de la communiquer à la Sûreté générale (SG), qui la diffuse sur tous les points de passage frontaliers et l’enregistre dans son système informatique. Or dans ce cas précis, le mandat n’a pas été visible sur les écrans en question, ce qui a permis au prévenu de franchir le point de contrôle et d’embarquer en toute tranquillité.

Une source informée avait déjà indiqué à notre journal qu’un proche de Hammoud avait été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi. Il a avoué avoir aidé le suspect, originaire de Jouaya (Liban-Sud), à se cacher à Achrafieh (Beyrouth), avant de l’accompagner dans sa fuite vers la France le 17 août, puis de revenir lui-même au Liban.

Le frère de cette personne a également été placé en garde à vue, a précisé mardi une source judiciaire. Toutes ces personnes se seraient partagées 20 000 dollars dans le cadre de cette escroquerie, a-t-elle ajouté, précisant que ce réseau n’en était pas à son premier méfait. Le juge Ghanem devrait prochainement engager des poursuites contre les suspects et déférer leur dossier devant le juge d’instruction militaire.

Dès le début de la crise et face à la pénurie de liquidités due à l’effondrement du secteur bancaire, de nombreux déposants avaient eu recours à des intermédiaires pour échanger des chèques libellés en « lollars » contre des dollars, avec une décote pouvant atteindre 85 à 90 % de leur valeur nominale. Élissa avait remis dans ce contexte un chèque de 2,7 millions à Ali Hammoud, qui s’est volatilisé sans lui fournir la moindre contrepartie.

Le commissaire du gouvernement auprès du Tribunal militaire Claude Ghanem a placé en garde à vue au moins huit suspects travaillant au sein des services de sécurité libanais, dans une enquête sur une faille sécuritaire dans une affaire d’extorsion de 2,7 millions de dollars dont a été victime la chanteuse Élissa, en pleine crise économique (2019).Parmi les personnes désormais en garde à vue figurent un militaire du service de sécurité de l’aéroport, un policier des Forces de sécurité intérieure et plusieurs agents retraités de la Sûreté générale, a indiqué une source judiciaire à L’Orient-Le Jour.L’affaire a éclaté la semaine dernière, lorsque l’escroc présumé, Ali Kassem Hammoud, a réussi à quitter le territoire libanais via l’Aéroport international de Beyrouth, malgré un mandat de...