La photo de Pascal Sleiman sur l'église de Mayfouk, dans la région de Jbeil, pendant ses funérailles, le 12 avril 2024. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
L’armée libanaise a annoncé lundi que l’un des individus arrêtés le 14 août 2025 s’était avéré être impliqué dans l'assassinat de Pascal Sleiman, un responsable au sein des Forces libanaises à Jbeil qui avait été kidnappé et tué par un gang présumé de Syriens en avril 2024. Identifié par l’armée sous les initiales J.B., il est, selon le communiqué de l’institution militaire, « l’un des fugitifs les plus dangereux pour avoir commis divers crimes ». Les crimes que l'homme est suspecté d'avoir commis sont : « la constitution d’un réseau spécialisé dans le vol de voitures et leur passage en contrebande vers le territoire syrien ; la mise en place d’un gang dédié à l’enlèvement de Libanais et d’étrangers contre rançon et le trafic de stupéfiants, l’écoulement de fausse monnaie et la falsification de documents au profit des membres de son réseau ».
En mai 2025, l'armée libanaise avait annoncé que Damas avait remis l’un des principaux suspects dans l’assassinat de Pascal Sleiman. Ce dernier avait été enlevé le 7 avril 2024 dans la localité de Kharbé par des individus armés au moment du vol présumé de sa voiture. Son corps avait été retrouvé en Syrie le lendemain et des suspects syriens avaient par la suite été arrêtés au Liban. L'annonce de la disparition de M. Sleiman avait d'abord fait craindre des tensions entre les FL et leurs opposants politiques, principalement le Hezbollah, sur fond d'autres affaires obscures visant des responsables des FL, notamment la mort d'un cadre du parti à Aïn Ebel, au Liban-Sud. Les FL avaient directement pointé du doigt le Hezbollah, qui avait démenti toute implication. Puis, les informations ayant filtré de l'enquête concernant l'implication d'un gang syrien avaient ensuite provoqué plusieurs agressions contre des réfugiés et migrants syriens et l'adoption par le parti de Samir Geagea d'une position encore plus ferme concernant leur présence et la nécessité, selon lui, de les rapatrier en Syrie.


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