Le ministre libanais du Travail, Mohammad Haïdar, lors d’une conférence au Caire en avril 2025. Capture d’écran
Le ministre du Travail Mohammad Haïdar a affirmé dimanche que le mémorandum signé entre le Liban et l’Irak porte sur l’échange d’expertises et la formation, et non sur le recrutement de main-d’œuvre, dénonçant des « interprétations erronées ».
Le ministre a ainsi voulu clarifier ses propos après sa visite officielle à Bagdad, alors que certains médias ont affirmé qu’il s’agissait d’un accord d’échange de travailleurs entre les deux pays. Il a précisé que l’accord conclu avec son homologue irakien, Ahmad el-Assadi, porte sur « la formation et le transfert d’expertises ». Le Liban mettra en avant son savoir-faire dans les domaines des services, du tourisme et de l’hôtellerie, tandis que l’Irak - membre fondateur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’un des principaux acteurs mondiaux - partagera son expérience dans l’exploitation pétrolière et gazière.
« Nous parlons de formation et d’échange d’expertises, non de recrutement de main-d’œuvre », a insisté M. Haïdar, rejetant les « campagnes de désinformation », qui selon lui nuisent aux relations libano-irakiennes.
Le ministre libanais a assuré que cette coopération consiste à « renforcer la complémentarité entre les expertises de nos deux pays, de sorte que chaque partie profite de ce qui la distingue de l’autre ». Mohammad Haïdar a ajouté que « bénéficier de l’expertise de l’Irak dans ce domaine constitue un grand acquis pour la jeunesse libanaise, qui pourra se former auprès des experts irakiens et acquérir le savoir nécessaire dont le Liban aura besoin à l’avenir pour exploiter ses ressources naturelles ».
Mohammad Haïdar avait affirmé vendredi avoir évoqué avec le Premier ministre irakien Mohammad Chia al-Soudani la question de l’acheminement du pétrole d’Irak vers le Liban en vue d’accélérer l’installation de gazoducs en direction de la raffinerie de Tripoli, qui « contribuera à créer de nombreuses opportunités d’emploi pour les travailleurs libanais et faciliter l’action des investisseurs ». Il avait précisé qu' « une commission libano-irako-syrienne sera mise sur pied pour assurer le suivi de ce dossier ». L’agence Reuters avait précédemment rapporté que le ministère irakien du Pétrole envisageait d’exporter du brut via le port libanais de Tripoli.


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