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Dernières Infos - Violences Contre L'enfance

La vidéo d’un enfant battu au Liban-Nord suscite l’émoi, les principaux suspects relâchés sous caution

Plusieurs internautes ont pris à partie les FSI, demandant des explications sur la relaxe des suspects.

La vidéo d’un enfant battu au Liban-Nord suscite l’émoi, les principaux suspects relâchés sous caution

Capture d'écran de la vidéo montrant trois adultes en train de frapper un enfant. X/LebISF

La vidéo d’un garçonnet en train d’être battu, bousculé et renversé par terre par trois adultes dans un salon de coiffure de Rachiine, au Liban-Nord, a suscité la colère des internautes et fait le buzz sur les réseaux sociaux, tandis que la police a annoncé mardi soir avoir arrêté trois suspects, qui ont été relâchés sous caution.

« Aussitôt et suite à une enquête approfondie, la division des renseignements des Forces de sécurité intérieure a réussi à identifier les personnes impliquées, qui ont été arrêtées sur ordre du juge compétent, avant d'être relâchées sous caution d’élection de domicile », ont annoncé les Forces de sécurité intérieure (FSI) dans un communiqué. Selon notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak, l'enfant serait un manœuvre embauché pour les menues besognes dans un salon de coiffure de Rachiine, et ses agresseurs seraient ses employeurs. Le travail des enfants est pourtant interdit au Liban sur base du décret 8987 de 2012, qui stipule notamment qu'est interdit le travail des mineurs de moins de 18 ans dans des emplois susceptibles de menacer leur santé physique ou morale, ou dans des emplois qui pourraient entraver leur éducation.

Critiques des internautes

Le communiqué n’a pas calmé les critiques. Bien au contraire. Nombre d’internautes ont dénoncé avec véhémence la relaxe des agresseurs de l’enfant, certains se demandant même s'ils ne bénéficiaient pas de soutiens politiques. 

« Pourquoi ont-ils été relâchés sous caution d’élection de domicile ? », interroge ainsi un utilisateur de X sous la publication des FSI sur ce réseau. « Laisser les auteurs en liberté sous caution en attendant la décision judiciaire signifie que l'affaire n'est pas close, et qu'elle est suivie par les instances judiciaires compétentes qui rendront leur verdict ultérieurement, conformément aux lois en vigueur », a répondu la police.

« Je vous félicite pour cette performance extraordinaire. Qui vous a contacté pour que vous les relâchiez ? Visiblement quelqu’un d’important », ironise un autre internaute.

À son tour, une utilisatrice du réseau d'Elon Musk demande : « Et pourquoi ont-ils été relâchés? Sont-ils liés à Sleiman Bey (en référence au chef politique de Zghorta, Sleiman Frangié)? Quand ce pays deviendra-t-il un État de droit et quand la loi sera-t-elle appliquée à tous ? ».

À ces réponses parmi tant d’autres, les FSI ont rappelé à plusieurs reprises que l’affaire n’est pas close.

Nous avons tenté en vain de contacter la municipalité de Rachiine pour plus d’informations.

Depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011, le nombre d'enfants sur le marché du travail libanais a considérablement augmenté. Selon l'Unicef, l'agence de l'ONU pour l'enfance, les enfants syriens réfugiés au Liban ont été confrontés au travail et à la déscolarisation.

La vidéo d’un garçonnet en train d’être battu, bousculé et renversé par terre par trois adultes dans un salon de coiffure de Rachiine, au Liban-Nord, a suscité la colère des internautes et fait le buzz sur les réseaux sociaux, tandis que la police a annoncé mardi soir avoir arrêté trois suspects, qui ont été relâchés sous caution.« Aussitôt et suite à une enquête approfondie, la division des renseignements des Forces de sécurité intérieure a réussi à identifier les personnes impliquées, qui ont été arrêtées sur ordre du juge compétent, avant d'être relâchées sous caution d’élection de domicile », ont annoncé les Forces de sécurité intérieure (FSI) dans un communiqué. Selon notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak, l'enfant serait un manœuvre embauché pour les menues...