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Coupures de courant : EDL évoque des « facteurs techniques » échappant à son contrôle


Coupures de courant : EDL évoque des « facteurs techniques » échappant à son contrôle

Partiellement détruit par l'explosion du 4 août, le siège d'EDL à Beyrouth n'a toujours pas été réhabilité. Photo João Sousa / L'Orient-Le Jour

La fournisseur public de courant Électricité du Liban (EDL), s'est défendu jeudi contre les accusations portées contre l'administration et le ministère de l’Énergie pour les récentes coupures de courant que le pays a connues, dues selon lui à des « circonstances exceptionnelles depuis plusieurs années » et à des « facteurs techniques échappant à son contrôle ».

La vague de chaleur de cette semaine a été jusqu'à causer un black-out du réseau haute tension d'EDL pendant le week-end, tandis que des coupures d’électricité persistaient dans certaines régions en début de semaine. Cette coupure, et la possibilité qu'EDL et les générateurs privés rationnent la production de courant, avaient provoqué des échanges d'accusation sur les réseaux sociaux et dans certains médias, entre les partisans du ministre de l’Énergie Joe Saddi, membre des Forces libanaises (FL) dans le gouvernement de Nawaf Salam, et ses opposants, dont des partisans du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), qui a géré ce même ministère pendant de nombreuses années.

Dans son long communiqué, EDL a dénoncé ce qu'il a qualifié de « campagnes de diffamation » et des « accusations et informations erronées » circulant sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Ces campagnes « ignorent les circonstances exceptionnelles que le pays a connues et connaît encore depuis plusieurs années, notamment l’effondrement financier et économique sans précédent et l’explosion au port de Beyrouth » du 4 août 2020, qui avait dévasté le siège de l'office à Beyrouth.

L'office autonome a précisé que « la société a toujours géré et continue de gérer une crise aiguë depuis de nombreuses années, et jusqu’à présent, dans des conditions extrêmement difficiles », et ce avec des « ressources très limitées ». Malgré tout, elle a notamment pu « assurer un minimum d'alimentation électrique aux citoyens, notamment pour les infrastructures essentielles » du secteur public, comme l'aéroport de Beyrouth, les prisons, le port, et les stations d'épuration, « malgré qu'elles ne paient régulièrement pas leurs factures ».

« EDL a informé, depuis 2020, toutes les autorités compétentes, à travers plusieurs correspondances, des conditions difficiles du réseau électrique libanais, qui connaît à certains moments des coupures générales répétées, notamment durant la saison estivale, en raison de facteurs techniques échappant à la volonté d’Électricité du Liban », ajoute le texte, qui rappelle notamment l'absence de capacités de production d’au moins 1 000 mégawatts, nécessaires pour stabiliser le réseau à son minimum et d’un centre de contrôle, depuis l’explosion du 4 août 2020.

La fournisseur public de courant Électricité du Liban (EDL), s'est défendu jeudi contre les accusations portées contre l'administration et le ministère de l’Énergie pour les récentes coupures de courant que le pays a connues, dues selon lui à des « circonstances exceptionnelles depuis plusieurs années » et à des « facteurs techniques échappant à son contrôle ».La vague de chaleur de cette semaine a été jusqu'à causer un black-out du réseau haute tension d'EDL pendant le week-end, tandis que des coupures d’électricité persistaient dans certaines régions en début de semaine. Cette coupure, et la possibilité qu'EDL et les générateurs privés rationnent la production de courant, avaient provoqué des échanges d'accusation sur les réseaux sociaux et dans certains médias, entre les...