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Dernières Infos - Irak

Le gouvernement irakien durcit le ton contre les « Kataëb Hezbollah »


Le gouvernement irakien a annoncé samedi traduire en justice les assaillants impliqués dans des affrontements meurtriers ayant secoué une administration publique dans la banlieue de Bagdad, fustigeant la responsabilité d'un influent groupe armé pro-iranien, les « Kataëb Hezbollah » (les Brigades du Hezbollah).

Fin juillet, trois personnes, dont un policier, ont été tuées dans des combats entre forces de sécurité et des hommes armés appartenant selon les autorités aux Brigades du Hezbollah. Ils avaient pris d'assaut un bureau local du ministère de l'Agriculture dans le sud de la capitale, après un changement de direction à la tête de cette administration.

L'influent groupe armé, souvent accusé d'agir en électron libre, fait partie du Hachd el-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières.

Le communiqué gouvernemental publié samedi est d'une rare virulence et accuse « des hommes armés appartenant aux Brigades du Hezbollah, affiliés aux régiments 45 et 46 du Hachd al-Chaabi ». Le texte accuse aussi l'ex-directeur de l'administration locale démis de ses fonctions d'avoir coordonné l'intervention de ces hommes. « Outre son implication dans des affaires de corruption », il est accusé de « falsification de documents officiels, de certificats et de contrats, entraînant l'usurpation de terres agricoles des propriétaires légitimes. »

Le gouvernement regrette « un manquement dans le commandement et le contrôle au sein du Hachd al-Chaabi », dénonçant « la présence de formations qui ne respectent pas les règlements et procédures militaires. »

Les autorités annoncent « le limogeage des commandants des régiments 45 et 46 du Hachd » et le renvoi devant la justice « de tous ceux qui sont impliqués » dans le drame.

Un responsable sécuritaire s'exprimant sous anonymat a indiqué à l'AFP qu'au total, 25 personnes ont été interpellées dans cette affaire et seront déférées devant la justice: des combattants des Brigades du Hezbollah et l'ancien chef de l'administration agricole.

L'affaire intervient au moment où un projet de loi visant à structurer le Hachd divise la classe politique.

La législation a été critiquée par Washington. Ses détracteurs y voient une manière de consolider le pouvoir des ex-paramilitaires. Les partisans de la loi y voient une manière de mieux les soumettre à l'appareil étatique.

Immédiatement après les heurts meurtriers, les Brigades du Hezbollah avaient assuré « ne pas avoir été partie prenante dans les affrontements ».

Elles avaient accusé un officier des forces de sécurité d'avoir tiré en premier. Et si des effectifs du Hachd sont intervenus c'était spontanément à l'appel de leurs proches -- « et sans coordination ».

Le groupe a aussi dénoncé des arrestations visant des membres du Hachd qui n'avaient « aucun lien » avec les affrontements.

Le gouvernement irakien a annoncé samedi traduire en justice les assaillants impliqués dans des affrontements meurtriers ayant secoué une administration publique dans la banlieue de Bagdad, fustigeant la responsabilité d'un influent groupe armé pro-iranien, les « Kataëb Hezbollah » (les Brigades du Hezbollah).Fin juillet, trois personnes, dont un policier, ont été tuées dans des combats entre forces de sécurité et des hommes armés appartenant selon les autorités aux Brigades du Hezbollah. Ils avaient pris d'assaut un bureau local du ministère de l'Agriculture dans le sud de la capitale, après un changement de direction à la tête de cette administration.L'influent groupe armé, souvent accusé d'agir en électron libre, fait partie du Hachd el-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires intégrés...