Des Palestiniens inspectent le site d'une frappe israélienne matinale sur une maison, à Gaza, le 8 août 2025. Photo Mahmoud Issa/Reuters
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a exhorté vendredi Israël à « revenir » sur son plan pour Gaza. « Le gouvernement israélien doit revenir sur sa décision de prolonger son opération militaire à Gaza », a dit la cheffe de l'exécutif européen sur le réseau social X. « Un cessez-le-feu est nécessaire immédiatement », a-t-elle affirmé, appelant à ce que l'aide humanitaire accède « immédiatement et sans entrave à Gaza ».
Fin juin, la Commission européenne avait déjà estimé qu'Israël violait un article de l'accord d'association qui l'unit à l'UE, en matière de respect des droits de l'homme, en raison de la situation humanitaire désastreuse à Gaza. En guise de riposte, elle avait ensuite proposé de suspendre certains financements européens pour des start-up israéliennes. Cette proposition est examinée depuis plusieurs jours parmi les Etats membres qui ne l'ont pas encore validée.
Les Vingt-Sept se sont montrés particulièrement divisés sur l'attitude à adopter vis-à-vis d'Israël depuis le début de sa guerre à Gaza contre le Hamas, en réplique à l'attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 sur le sol israélien par ce mouvement islamiste palestinien.
Plusieurs Etats membres, dont l'Allemagne, ont longtemps insisté sur le droit d'Israël à se défendre, dans le respect du droit international, tandis que d'autres, comme l'Espagne, dénoncent un « génocide » à l'encontre des Palestiniens de Gaza. Berlin a toutefois amorcé un changement de cap majeur vendredi, en annonçant suspendre les exportations d'armes qu'Israël pourrait utiliser à Gaza.
La Belgique a quant à elle annoncé convoquer l'ambassadrice d'Israël après l'annonce du plan israélien pour Gaza. « L'objectif est clairement de témoigner de notre totale désapprobation quant à cette décision », a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.
Au sein même de la Commission, les lignes commencent elles aussi à bouger. Dans une interview donnée à Politico cette semaine, sa vice-présidente Teresa Ribera a estimé que la situation à Gaza « ressemblait beaucoup » à un « génocide ».


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