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Dernières Infos - Incendie

Le sud de la France toujours sur le qui-vive face au plus gros incendie de l'été


Une forêt brûlée par un incendie près de Roquefort-des-Corbieres, dans le sud de la France, le 7 août 2025. Photo Valentine Chapuis/AFP

Les pompiers français veulent « taper vite et fort » jeudi, journée « décisive de bascule », pour venir à bout de l'énorme incendie qui ravage depuis près de 48 heures une partie du sud du pays.

« L'objectif est de pouvoir fixer » le feu dans la journée, a indiqué à l'AFP le colonel Christophe Magny, responsable local des pompiers, à la tête des opérations.  « Notre stratégie c'est de taper vite et fort avant que (le) vent ne se relève », ont affirmé les pompiers. « C'est une journée décisive de bascule », a ajouté le capitaine Jean-Marie Aversinq, officier de communication des pompiers, « l'étape suivante sera le noyage et le traitement » des 90 km de lisières.

Toujours actif, le feu a fortement ralenti sa progression, après avoir connu une allure de « 1.000 hectares à l'heure » dans les premiers instants du sinistre, selon Rémi Recio, représentant local de l'Etat. Parti mardi après-midi d'un village situé dans le massif forestier des Corbières, le plus gros incendie de l'été en France a ravagé 17.000 hectares de végétation et de pinède, dont 13.000 brûlés selon la Sécurité civile. Il a aussi détruit ou endommagé 36 habitations et brûlé une quarantaine véhicules, selon un bilan provisoire de la préfecture.

A Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, village le plus touché par l'incendie, une dame de 65 ans qui avait refusé de quitter sa maison a été retrouvée morte mercredi à son domicile dévasté par les flammes. La préfecture a également décompté 13 blessés: deux habitants hospitalisés, dont un grièvement brûlé, et onze sapeurs-pompiers, dont un souffre d'un traumatisme crânien, selon le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. 

« Repartir à un moment »

Les conditions météo jeudi « sont plutôt favorables », ont indiqué les pompiers à L'AFP en début de matinée. La tramontane, un vent sec et chaud qui renforce le feu, a été supplantée par un vent marin qui « va apporter de l'air plus humide qu'avant, ce qui est moins favorable à la propagation du feu », a déclaré à l'AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France.

Mais les communes n'en craignent pas moins un retour des flammes avec le changement de direction du vent. « C’est catastrophique surtout qu’il n’y a rien qui est arrêté, ça peut repartir à tout moment », a déclaré Jean-Jacques Marty, président des maires ruraux de la région, sur la radio RTL. Le vent qui poussait les flammes vers le littoral méditerranéen a tourné mercredi après-midi, redirigeant le danger vers le massif des Corbières et quinze communes déjà affectées par le sinistre. « L'arrière du feu est devenu l'avant du feu », a déclaré le colonel Magny.

Le dispositif aérien de quatre Canadair et trois hélicoptères bombardiers d'eau est mobilisé « toute la journée », ont fait savoir les pompiers. Au troisième jour de l'incendie, 2.000 pompiers et 500 engins sont mobilisés jeudi. L'Union européenne a également annoncé se tenir « prête à mobiliser » des ressources. 

« Crise climatique »

Il s'agit du plus gros incendie de l'été en France, sans précédent depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français, selon une base de données gouvernementale répertoriant les feux de forêt depuis 1973. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du feu, encore inconnues. Le Premier ministre François Bayrou a évoqué un départ de feu en bord de route. Il a qualifié l'incendie de « catastrophe d'une ampleur inédite » en estimant que l'épisode était « lié au « réchauffement climatique » et « à la sécheresse ». 

Dans un message de solidarité sur X, le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu: « La crise climatique est à nos portes. Si aucune action n'est prise rapidement et collectivement, une catastrophe va arriver, c'est une question de quand et non pas de si ». « L'Europe se tient aux côtés de la France alors que les pires feux de forêt de son Histoire récente font rage », a déclaré sur X Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. 

Fin juillet, à la moitié de la saison estivale, la Sécurité civile avait comptabilisé plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu, principalement sur le littoral méditerranéen. Les experts estiment que le changement climatique causé par l'homme augmente l'intensité, la durée et la fréquence des chaleurs extrêmes qui alimentent les feux de forêts. 

Les pompiers français veulent « taper vite et fort » jeudi, journée « décisive de bascule », pour venir à bout de l'énorme incendie qui ravage depuis près de 48 heures une partie du sud du pays.« L'objectif est de pouvoir fixer » le feu dans la journée, a indiqué à l'AFP le colonel Christophe Magny, responsable local des pompiers, à la tête des opérations.  « Notre stratégie c'est de taper vite et fort avant que (le) vent ne se relève », ont affirmé les pompiers. « C'est une journée décisive de bascule », a ajouté le capitaine Jean-Marie Aversinq, officier de communication des pompiers, « l'étape suivante sera le noyage et le traitement » des 90 km de lisières.Toujours actif, le feu a fortement ralenti sa progression, après avoir connu une allure de « 1.000 hectares à...