Un hélicoptère largue de l'eau sur une forêt au-dessus des arbres à la suite d'un incendie près du village de Psachna, sur l'île d'Eubée (Euboea), la deuxième plus grande île grecque, le 27 juillet 2025. Photo Angelos TZORTZINIS/AFP
Après un week-end de forte mobilisation, les pompiers grecs ont assuré lundi matin qu'il n'y avait plus de « foyer actif » mais la vigilance reste de rigueur dans certaines parties du pays.
« Pour l'instant, on n'a pas de foyer actif, il n'y a que quelques foyers disparates », a indiqué à l'AFP un responsable du bureau de presse des pompiers à Athènes. Mais lundi après-midi, un nouveau feu de forêt s'est déclenché près du campus universitaire à Zagrofou, à l'est d'Athènes. Selon les pompiers, 65 sapeurs pompiers, 20 véhicules, 7 hélicoptères et 6 avions ont été mobilisés. Un message d'alerte de la protection civile a été envoyé aux habitants de la région élargie, les invitant à rester vigilant et à suivre les instructions des autorités.
Malgré le recul de la vague de canicule prolongée qui avait frappé le pays la semaine dernière avec des températures ayant atteint plus de 45°C dans l'ouest du pays et plus de 42°C à Athènes, les autorités ont maintenu lundi la vigilance orange dans certaines régions, surtout dans l'est et le sud du pays. Dimanche, les pompiers ont lutté pour la deuxième journée consécutive contre les incendies, nourris par des vents forts à Kryoneri et Drosopigi, à 30 km d'Athènes, ainsi que dans le Péloponnèse (sud), sur l'île d'Eubée (ouest),les îles de Cythère et la Crète (sud). Les autorités avaient appelé samedi les habitants à évacuer Drosopigi et Kryoneri où certaines maisons ont brûlé. Cet incendie près d'Athènes a alerté les autorités qui ont rapidement réussi à éviter son extension dans la banlieue nord d'Athènes.
L'année dernière, un violent incendie déclaré dans le nord de la capitale grecque s'était rapidement propagé dans la banlieue nord, à 10km d'Athènes, ravageant de nombreuses habitations et magasins et ayant fait un mort. Sur l'île de Cythère, en mer Égée, une opération d'évacuation par bateaux de personnes coincées sur une plage a eu lieu samedi alors que « des maisons, des ruches, des oliviers ont été brûlés », selon son maire Giorgos Komninos. Un incendie dévastateur qui a ravagé le village de Psachna, sur l'île d'Eubée, a laissé un abattoir et d'autres bâtiments en ruines, tuant des milliers d'animaux d'élevage et ravageant la forêt voisine. Des vents puissants ont attisé le feu, détruisant « tout en un éclair », a témoigné Sotiris Angelou, copropriétaire de l'abattoir détruit par les flammes.
Malgré le renforcement des capacités des pompiers ces deux dernières années, la Grèce a dû demander samedi l'aide de l'Union européenne pour faire face aux flammes avec six avions de lutte contre les incendies, via le programme européen de partage de ressources (RescEU). Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a de nouveau imputé l'intensité des incendies à « l'aggravation de la crise environnementale » et félicité les pompiers ayant livré « une bataille titanesque » contre les flammes.
Située en Méditerranée orientale, particulièrement exposée au changement climatique, la Grèce est chaque année frappée par des incendies ravageurs, comme d'autres pays méditerranéens, l'Italie, la France, l'Espagne, la Turquie et les pays des Balkans. Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin