Des membres des forces de sécurité syriennes devant des roquettes et des munitions saisies à Qousseir en juin 2024. Photo Ministère syrien de l’Intérieur / via Facebook
La lutte contre le trafic d’armes se poursuit des deux côtés de la frontière particulièrement poreuse entre la Syrie et le Liban. Alors que la France a récemment réaffirmé sa volonté de « soutenir la coopération entre Beyrouth et Damas dans le contrôle de leur frontière commune », plusieurs opérations annoncées par les autorités des deux pays ont permis de déjouer plusieurs trafics et arrêter des suspects.
Dans la nuit de samedi à dimanche, la chaîne d’information publique syrienne al-Ekhbaria a rapporté, citant une source de sécurité, que les forces de l'ordre dans la région de Nabek, dans la périphérie de Damas, avaient saisi une cargaison d’armes destinée à être introduite en contrebande au Liban.
Parallèlement au Liban, le service de la sécurité de l’État a annoncé dimanche l’arrestation d’une personne recherchée pour trafic d’armes. « Dans le cadre des plans visant à enrayer le trafic d’armes, une patrouille a arrêté un ressortissant libanais [M. T.] recherché sous plusieurs mandats judiciaires pour trafic d’armes, tirs, jets de grenades et vols », rapporte un communiqué. « La perquisition de son domicile a permis la découverte d’équipements militaires, d’appareils sans fil, d’une grande quantité de haschich et de fausses coupures de 100 dollars américains », précise le texte.
L'armée libanaise a ensuite annoncé dans la journée deux perquisitions à Khodr, dans la région de Baalbeck, et à Cheikh Ayache dans le Akkar (Nord) au cours desquelles des armes, des munitions et des treillis militaires ont été saisis. Les suspects, qui ont été arrêtés, sont suspectés d'enlèvements, trafic d'armes et tirs.
Il n'était pas immédiatement possible de déterminer si ces différentes opérations étaient liées.
L’armée libanaise est massivement déployée à la frontière avec la Syrie depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024, afin de lutter contre la contrebande. Avec la mis en place des nouvelles autorités syriennes, le Hezbollah a perdu l’une de ses routes stratégiques les plus importantes pour l’acheminement d’armes depuis l’Iran.

