Un enfant palestinien déplacé est assis à côté d'un pot de soupe aux lentilles qu'il a reçu à un point de distribution de nourriture dans la ville de Gaza, dans le nord de la bande de Gaza, le 25 juillet 2025. Photo Omar al-Qattaa/AFP
« On ne peut plus accepter massacres et famine » dans la bande de Gaza, a affirmé vendredi à Rome le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, se refusant cependant à reconnaître à ce stade l'Etat palestinien comme va le faire la France.
« L'Italie est favorable à la solution à (...) deux Etats, mais la reconnaissance d'un nouvel Etat palestinien doit avoir lieu en même temps que leur reconnaissance de l'Etat d'Israël », a-t-il estimé lors de l'ouverture du Conseil national de son parti conservateur Forza Italia, a rapporté l'agence Ansa, s'attirant les critiques de l'opposition. « Nous ne pouvons plus accepter les massacres et la famine. Le moment est venu de parvenir à un cessez-le-feu immédiat », a exhorté M. Tajani, précisant que l'Italie est « amie d'Israël ».
Jeudi soir, le président Emmanuel Macron a annoncé la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France en septembre à l'Assemblée générale des Nations unies, espérant ainsi créer une dynamique collective en ce sens. La Première ministre italienne Giorgia Meloni avait de son côté qualifié mercredi la situation à Gaza d' »inacceptable », affirmant qu' »aucune action militaire ne saurait justifier une telle attitude ».


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