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Politique - Liban

Le roi de Bahreïn annonce l'établissement d’une mission diplomatique permanente à Beyrouth

Un communiqué conjoint issu du sommet libano-bahreïni affirme que Manama soutient « la restauration du rôle vital du Liban » et appelle à « un retrait complet d’Israël ainsi qu’à l’application de la résolution 1701 ».

Le roi de Bahreïn annonce l'établissement d’une mission diplomatique permanente à Beyrouth

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, recevant le président libanais Joseph Aoun, le 23 juillet 2025. Photo X/présidence libanaise.

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, a annoncé mercredi que son royaume allait « établir une mission diplomatique bahreïnie permanente à Beyrouth », alors qu'il recevait le président libanais Joseph Aoun. 

« Nous annonçons avec fierté notre décision d’établir une mission diplomatique bahreïnie permanente à Beyrouth, en espérant que ces discussions marquent une nouvelle étape d’une coopération bilatérale fructueuse dans tous les domaines d’intérêt commun », a déclaré le roi bahreïni selon des propos rapportés par la présidence libanaise. 

Plusieurs pays du Golfe, dont Bahreïn, avaient rappelé leurs diplomates de Beyrouth en octobre 2021, en réaction à des propos de l'ancien ministre de l’Information de l'époque, Georges Cordahi, critiquant l’intervention militaire saoudienne au Yémen. Depuis, les monarchies du Golfe avaient quasiment rompu leurs liens avec le Liban, suspendant leurs importations en provenance de ce pays et interdisant à leurs ressortissants de s'y rendre. Seuls les Émirats arabes unis ont à nouveau autorisé en mai 2025 leurs ressortissants à voyager à nouveau au Liban. L’élection du président Joseph Aoun et la nomination de Nawaf Salam à la tête du gouvernement ont marqué une volonté affirmée de Beyrouth de renouer avec les pays arabes de la région.


De son côté, le président libanais a remercié le roi de Bahreïn pour sa décision d’établir une mission diplomatique bahreïnie permanente à Beyrouth. Il a aussi souhaité « la reprise complète des échanges commerciaux » entre Beyrouth et Manama, « ainsi qu’une coopération dans tous les domaines, pour le bien de nos deux peuples et les intérêts de nos deux pays ».

Mardi, le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi, qui accompagne M. Aoun dans son déplacement, avait appelé Bahreïn à rouvrir son ambassade à Beyrouth, dans une interview accordée au quotidien bahreïni « al-Ayyam ». 

Communiqué conjoint

Un communiqué conjoint publié à l’issue du sommet libano-bahreïni met en avant la nécessité d’« intensifier les contacts et les visites réciproques, d’activer les accords et mémorandums d’entente, en poursuivant la coordination sur tout ce qui est de nature à épargner à la région des troubles en matière de sécurité et de stabilité ».

Le texte affirme que « Bahreïn confirme la constance de sa position en faveur de la souveraineté, de la stabilité et de l’unité du Liban, et rejette toute ingérence dans ses affaires intérieures », et salue « les efforts du président Aoun et du gouvernement pour faire avancer les réformes politiques et économiques ».

Il est également précisé que « le royaume de Bahreïn soutient le Liban dans la restauration de son rôle vital et irremplaçable », et appelle à « un retrait complet d’Israël », à « l’application de la résolution 1701 » ainsi qu’à « l’extension de l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble de son territoire ».

Le communiqué met enfin en lumière « l’importance de l’appel du sommet de Bahreïn en 2024 à la tenue d’une conférence internationale pour traiter la question palestinienne », tout en appelant à « renforcer les efforts visant à reconnaître l’État de Palestine en tant que membre à part entière de l’ONU ». Il souligne en parallèle la nécessité de « soutenir les efforts de reprise des négociations sur le dossier nucléaire entre les États-Unis et l’Iran, et de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes de destruction massive ».

Des partenariats durables

Plus tôt dans la journée de mercredi, le président Aoun s’est rendu au Conseil de développement économique du Bahreïn, où il a été accueilli par plusieurs ministres du royaume.

S’exprimant devant ses hôtes, le chef de l’État a souligné que son déplacement n’avait rien de protocolaire. « Cette visite est l’expression sincère de notre volonté d’établir des partenariats concrets avec les pays de la région », a-t-il affirmé, espérant qu’elle puisse « marquer le début d’une coopération technique et économique concrète, traduite par des projets communs, des investissements réciproques et de véritables opportunités de développement ».

M. Aoun a également insisté sur la nécessité pour le Liban de nouer des liens solides avec ses partenaires arabes : « Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas simplement d’un soutien, mais de partenariats fondés sur la confiance mutuelle, et la foi commune que la relance et la stabilité du Liban bénéficient à toute la région. »

Réitérant que le Liban ne recherchait pas « une aide ponctuelle » mais bien des « partenariats durables fondés sur l’intérêt commun et la confiance », il a conclu en estimant que « Bahreïn est un partenaire sincère avec lequel nous pouvons bâtir une nouvelle phase de coopération concrète, tant au niveau des gouvernements que du secteur privé ».

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa, a annoncé mercredi que son royaume allait « établir une mission diplomatique bahreïnie permanente à Beyrouth », alors qu'il recevait le président libanais Joseph Aoun. « Nous annonçons avec fierté notre décision d’établir une mission diplomatique bahreïnie permanente à Beyrouth, en espérant que ces discussions marquent une nouvelle étape d’une coopération bilatérale fructueuse dans tous les domaines d’intérêt commun », a déclaré le roi bahreïni selon des propos rapportés par la présidence libanaise. Plusieurs pays du Golfe, dont Bahreïn, avaient rappelé leurs diplomates de Beyrouth en octobre 2021, en réaction à des propos de l'ancien ministre de l’Information de l'époque, Georges Cordahi, critiquant l’intervention militaire...
commentaires (2)

Il faut saluer la visite du président Aoun. Reprendre les relations fraternelles avec Bahrein n’était pas aisé. En effet un pantin stupide et maniéré, bombardé ministre de l’information s’était permis d’humilier gratuitement les pays du Golfe, amis traditionnels du Liban. Le tir est réctifié, et notre petit pantin opportuniste est entré dans l’histoire. La petite histoire !

Goraieb Nada

06 h 26, le 24 juillet 2025

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Commentaires (2)

  • Il faut saluer la visite du président Aoun. Reprendre les relations fraternelles avec Bahrein n’était pas aisé. En effet un pantin stupide et maniéré, bombardé ministre de l’information s’était permis d’humilier gratuitement les pays du Golfe, amis traditionnels du Liban. Le tir est réctifié, et notre petit pantin opportuniste est entré dans l’histoire. La petite histoire !

    Goraieb Nada

    06 h 26, le 24 juillet 2025

  • Le ministre des affaires etrangeres aide le President á redorer le blason de notre pays terni par la milice. : On ne peut pas concevoir plus de mal fait á un pays que celui fait par le hezballah á Bahrein.

    Moi

    19 h 00, le 23 juillet 2025

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