Le président intérimaire de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, recevant le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite à Damas, le 31 mai 2025. AFP PHOTO / HO / SANA
Le président intérimaire syrien Ahmad el-Chareh s'est à nouveau engagé samedi à « protéger les minorités » en Syrie, après l'annonce d'un cessez-le-fin visant à mettre fin aux affrontements intercommunautaires qui ont fait plus de 700 morts dans la province à majorité druze de Soueida.
« L'Etat syrien s'engage à protéger toutes les minorités et communautés du pays (...) Nous condamnons tous les crimes commis » à Soueida, a affirmé M. Chareh dans un discours retransmis à la télévision, promettant de poursuivre les auteurs des « crimes et exactions ».
La présidence syrienne a annoncé samedi un « cessez-le-feu immédiat » dans la province de Soueida, dans le sud du pays, où les forces de sécurité ont commencé à se déployer.
Ce déploiement intervient après l'annonce par les États-Unis d'un accord de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël, qui affirme vouloir protéger les druzes et était jusque là opposé au déploiement de forces gouvernementales dans la province.
M. Chareh a souligné dans son dicours « le rôle important joué par les Etats-Unis, qui ont confirmé leur soutien à la Syrie en ces circonstances difficiles et leur souci de la stabilité du pays ».
Il a également remercié les pays arabes et la Turquie pour leur aide.
Vendredi soir, l'émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a annoncé que M. Chareh et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avaient accepté un cessez-le-feu soutenu par la Turquie et la Jordanie.
Le président syrien s'en est cependant pris à Israël, qui avait bombardé Damas et le sud du pays mercredi pour le contraindre à retirer ses troupes de Soueida, où elles étaient entrées la veille.
Ces frappes « ont poussé le pays vers une phase dangereuse qui menace sa stabilité », a-t-il dit.
Les violences fragilisent encore plus le pouvoir d'Ahmad el-Chareh qui, à la tête d'une coalition de groupes rebelles islamistes, avait renversé le président Bachar el-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.


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