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Dernières Infos - Soudan

Au moins huit civils tués dans un camp de déplacés au Darfour-Nord


Une manifestation pour demander le rétablissement du régime civil à Khartoum, Soudan, 9 janvier 2022. Photo d'archives Mahmoud Hjaj/AFP/Agence Anadolu

Des tirs d'obus des paramilitaires sur le camp de déplacés d'Abou Chouk, dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont fait au moins huit morts mercredi, a annoncé jeudi un groupe local de secouristes. Ce camp qui abrite des dizaines de milliers de personnes, est situé en périphérie d'El-Facher, dernière capitale provinciale du Darfour à échapper aux Forces de soutien rapide (FSR), engagées depuis avril 2023 dans une guerre de pouvoir sanglante contre l'armée régulière. 

Cette ville d'environ un million d'habitants fait l'objet de combats intenses depuis plusieurs semaines, dans une région en proie à la famine. Mercredi, « le camp d'Abou Chouk a été le témoin d'un bombardement intense à l'artillerie lourde par les FSR, entraînant la mort de huit civils », affirme un communiqué de la cellule d'urgence du camp. L'attaque a fait des blessés et détruit plusieurs habitations, selon la même source.

Cette offensive intervient quelques jours après une série d'attaques des FSR ayant fait plus de 450 morts, dont 35 enfants, dans plusieurs villages d'une autre région disputée du Soudan, le Kordofan-Nord, au sud-ouest de la capitale Khartoum, selon un bilan publié cette semaine par l'Unicef.  « Aucun enfant ne devrait jamais vivre de telles horreurs », a écrit la directrice exécutive de l'agence onusienne, Catherine Russel, dans ce communiqué. Dimanche, les FSR ont fait état de « plus de 470 morts » dans les rangs de leurs adversaires au sud de la ville d'Obeid, dans le Kordofan, dans un communiqué publié sur leur chaîne Telegram.

Les bilans des attaques varient selon les sources et sont difficiles à vérifier de manière indépendante, en raison de l'accès limité aux médias dans les zones en guerre. Le conflit, qui a fait des dizaines de milliers de morts et forcé plus de 14 millions de personnes à fuir, à l'intérieur du pays comme à l'extérieur, a provoqué « la pire crise humanitaire au monde », selon l'ONU.

Depuis la reprise de Khartoum par l'armée en mars, les paramilitaires ont concentré leurs offensives dans l'ouest, dans le but de consolider leurs positions au Darfour. Ils ont notamment pris en avril le camp de déplacés de Zamzam, près d'Abou Chouk, après une offensive qui a pratiquement vidé le site où vivaient près d'un million de personnes, selon l'ONU.

Selon le chercheur soudanais Mohaned el Nour, l'intensification des offensives dans le Kordofan-Nord « vise à détourner l'attention des forces de l'armée qui essayent à tout prix de maintenir el-Facher ». Les FSR veulent établir leur emprise au Darfour pour se légitimer et obtenir que « le conflit se solde par des négociations entre deux gouvernements, et non entre un Etat et une milice », a-t-il dit à l'AFP.

Des tirs d'obus des paramilitaires sur le camp de déplacés d'Abou Chouk, dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont fait au moins huit morts mercredi, a annoncé jeudi un groupe local de secouristes. Ce camp qui abrite des dizaines de milliers de personnes, est situé en périphérie d'El-Facher, dernière capitale provinciale du Darfour à échapper aux Forces de soutien rapide (FSR), engagées depuis avril 2023 dans une guerre de pouvoir sanglante contre l'armée régulière. Cette ville d'environ un million d'habitants fait l'objet de combats intenses depuis plusieurs semaines, dans une région en proie à la famine. Mercredi, « le camp d'Abou Chouk a été le témoin d'un bombardement intense à l'artillerie lourde par les FSR, entraînant la mort de huit civils », affirme...