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Dernières Infos - Égypte

La mère d'un militant égypto-britannique emprisonné arrête sa grève de la faim


Une femme tenant une pancarte appelant à la libération du militant des droits humains égypto-britannique Alaa Abdel Fattah lors d'une manifestation à Dubaï, le 9 décembre 2023. Photo d'illustration AFP

La chercheuse égyptienne Laila Soueif a mis fin à une grève de la faim qu'elle observait depuis dix mois pour réclamer la libération de son fils, Alaa Abdel-Fattah, un militant égypto-britannique emprisonné, a annoncé sa famille lundi.

Mme Soueif, âgée de 69 ans, avait commencé sa grève le 29 septembre 2024 lorsque son fils avait été maintenu en prison alors qu'il devait être libéré après avoir purgé cinq ans de prison pour « propagation de fausses nouvelles ».

Sa fille Mona Seif a déclaré que Laila Soueif était hospitalisée pour commencer à se réalimenter sous surveillance médicale. « Hier, ma mère m'a dit qu'elle avait décidé de mettre fin à sa grève de la faim et qu'elle commencerait le processus médical nécessaire », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

Mona Seif a ajouté que sa mère n'était « pas encore hors de danger » en raison des risques liés à la reprise de l'alimentation après un jeûne prolongé.  Dimanche, Laila Soueif a mangé des morceaux de sucre pour marquer symboliquement sa décision, selon son autre fille, Sanaa Seif.

Alaa Abdel-Fattah, 43 ans, une figure emblématique du soulèvement de 2011 en Egypte, a passé la majeure partie de la dernière décennie derrière les barreaux. Il avait été arrêté pour la dernière fois en 2019 et condamné à cinq ans de prison après avoir diffusé une publication sur Facebook concernant des brutalités policières. 

Il avait commencé une grève de la faim partielle en mars par solidarité avec sa mère, alors hospitalisée, et consomme actuellement seulement des tisanes, du café et des sels de réhydratation.  Sa soeur Sanaa a déclaré en juin qu'il avait perdu 29% de son poids depuis le début de sa grève de la faim. En mai, un groupe d'experts des Nations Unies a qualifié sa détention d'arbitraire et appelé à sa libération immédiate. 

Malgré les efforts diplomatiques, y compris des échanges entre le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, son cas reste non résolu. Depuis 2022, les autorités égyptiennes ont libéré des centaines de détenus et gracié plusieurs importants dissidents, dont l'avocat d'Abdel-Fattah, Mohamed al-Baqer, mais le nom du militant a été plusieurs fois exclu.

La chercheuse égyptienne Laila Soueif a mis fin à une grève de la faim qu'elle observait depuis dix mois pour réclamer la libération de son fils, Alaa Abdel-Fattah, un militant égypto-britannique emprisonné, a annoncé sa famille lundi.Mme Soueif, âgée de 69 ans, avait commencé sa grève le 29 septembre 2024 lorsque son fils avait été maintenu en prison alors qu'il devait être libéré après avoir purgé cinq ans de prison pour « propagation de fausses nouvelles ».Sa fille Mona Seif a déclaré que Laila Soueif était hospitalisée pour commencer à se réalimenter sous surveillance médicale. « Hier, ma mère m'a dit qu'elle avait décidé de mettre fin à sa grève de la faim et qu'elle commencerait le processus médical nécessaire », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.Mona Seif a ajouté...