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Dernières Infos - Église Maronite

Raï plaide pour un « Liban nouveau » fondé sur le vivre-ensemble


Le patriarche Béchara Raï conduisant la messe dominicale à Bkerké, le 13 juillet 2025. Photo ANI

Alors que la question du rétablissement du monopole de l’État sur les armes, ainsi que celle de la poursuite des violations israéliennes du cessez-le-feu conclu en novembre entre l’État hébreu et le Liban, divisent la classe politique et la société, le chef de l’Église maronite, le patriarche Béchara Raï, a plaidé pour la construction d’un « Liban nouveau fondé sur le vivre-ensemble, dans le respect des institutions actuelles ».

« Au cœur des crises et des pressions économiques et sociales qui assiègent la famille au Liban, celle-ci demeure le noyau résistant, le dernier rempart, la première école naturelle des valeurs, et la première communauté humaine », a-t-il déclaré dans son homélie dominicale prononcée à Bkerké et relayée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). « Chaque famille qui vit son amour avec fidélité contribue à bâtir un Liban nouveau : un Liban-État, riche de sa diversité culturelle et religieuse ; un Liban-message, un Liban de la rencontre et de l’humain, un Liban du vivre-ensemble. »

Cette homélie du patriarche intervient alors que les propos récents de l’émissaire américain Thomas Barrack sur le Liban — qui selon lui pourrait « revenir à Bilad el-Cham », c’est-à-dire à la Grande Syrie, s’il ne désarmait pas le Hezbollah et ne lançait pas de réformes — ont suscité de vives réactions tout au long du week-end, d’un bout à l’autre du spectre politique libanais.

Malgré les clarifications apportées samedi soir par M. Barrack, le chef des Forces libanaises Samir Geagea a appelé dimanche les autorités à « prendre en compte les propos de l’émissaire américain », mettant en garde contre un retour à une mise sous tutelle du Liban, à l’image de celle exercée par la Syrie dans le passé. Le député du Hezbollah Ibrahim Moussaoui a pour sa part dénoncé un « projet américano-sioniste dessiné pour la région ».

Alors que la question du rétablissement du monopole de l’État sur les armes, ainsi que celle de la poursuite des violations israéliennes du cessez-le-feu conclu en novembre entre l’État hébreu et le Liban, divisent la classe politique et la société, le chef de l’Église maronite, le patriarche Béchara Raï, a plaidé pour la construction d’un « Liban nouveau fondé sur le vivre-ensemble, dans le respect des institutions actuelles ».« Au cœur des crises et des pressions économiques et sociales qui assiègent la famille au Liban, celle-ci demeure le noyau résistant, le dernier rempart, la première école naturelle des valeurs, et la première communauté humaine », a-t-il déclaré dans son homélie dominicale prononcée à Bkerké et relayée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). «...