Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Migration

Suspension des demandes d'asile en Grèce : l'UE « va examiner » la mesure, des ONG la dénoncent


Le drapeau grec flottant au-dessus de l'Acropole. Photo d'illustration Aris Messinis

L'Union européenne a indiqué jeudi qu'« elle allait examiner » la décision d'Athènes de suspendre temporairement l’examen des demandes d'asile de personnes arrivant par bateau de pays d'Afrique du Nord alors que des ONG des droits humains ont dénoncé cette mesure.

« Nous sommes en contact étroit avec les autorités grecques pour obtenir les informations nécessaires sur ces mesures et leur mise en œuvre en pratique », a indiqué Markus Lammert, porte-parole de la Commission européenne lors de son point de presse quotidien. « Il s'agit d'un projet de loi, nous l'examinerons une fois que la loi sera adoptée », a-t-il dit tout en soulignant que « le droit de l'UE doit toujours être respecté ».

Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis a annoncé mercredi son intention de suspendre pour trois mois dans un premier temps l'examen des demandes d'asile de personnes arrivées à bord de bateaux depuis les pays d'Afrique du Nord, tout particulièrement la Libye. Cette décision qui fait l'objet d'un amendement qui doit être voté par les parlementaires doit permettre, selon le chef du gouvernement, de freiner les arrivées en forte hausse de migrants sur l'île de Crète (sud) depuis les côtes libyennes. 

Plus de 7.000 personnes ont débarqué en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos depuis le début de l'année, contre 4.935 en 2024. Plus de 2.000 migrants sont arrivés en Crète ces derniers jours, suscitant l'inquiétude des autorités locales et des opérateurs touristiques. 

Markus Lammert a qualifié la situation « d'exceptionnelle ». Il a assuré que « la Commission continue de soutenir la Grèce sur les plans opérationnel et financier, et avec le soutien des agences de l'UE, nous sommes prêts à renforcer ce soutien ». 

Côté ONG, l'International Rescue Committee (IRC) a dénoncé la décision d'Athènes qui constitue selon lui une « violation claire du droit de demander l'asile en vertu du droit international et européen ». « Les personnes fuyant les conflits et les catastrophes doivent être traitées avec dignité (...) elles ne doivent pas être détenues ou refoulées », a déclaré Martha Roussou, conseillère de l'IRC citée dans un communiqué. L'ONG antiraciste grec KEERFA a qualifié la mesure de « raciste ». « Il est temps pour (Kyriakos) Mitsotakis de recevoir la réponse qu'il mérite, semblable aux révoltes que (Donald) Trump a affrontées aux Etats-Unis lorsqu'il a lancé des campagnes contre les migrants, comme à Los Angeles », a indiqué KEERFA dans un communiqué. 

L'Union européenne a indiqué jeudi qu'« elle allait examiner » la décision d'Athènes de suspendre temporairement l’examen des demandes d'asile de personnes arrivant par bateau de pays d'Afrique du Nord alors que des ONG des droits humains ont dénoncé cette mesure.« Nous sommes en contact étroit avec les autorités grecques pour obtenir les informations nécessaires sur ces mesures et leur mise en œuvre en pratique », a indiqué Markus Lammert, porte-parole de la Commission européenne lors de son point de presse quotidien. « Il s'agit d'un projet de loi, nous l'examinerons une fois que la loi sera adoptée », a-t-il dit tout en soulignant que « le droit de l'UE doit toujours être respecté ».Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis a annoncé mercredi son intention de...