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Politique - Analyse

Orgueils et préjugés : entre le Liban et la Syrie, une difficile réconciliation

Les relations entre les deux voisins se sont (encore plus) empoisonnées lors des années de la révolution syrienne. Et sept mois après la chute du régime, un rapport de force s’impose.

Orgueils et préjugés : entre le Liban et la Syrie, une difficile réconciliation

Le mufti de la République libanaise Abdellatif Deriane et le président syrien par intérim Ahmad el-Chareh, entourés de dignitaires et de responsables à Damas, le 5 juillet 2025. Photo ANI

C’est une menace à peine dissimulée. Vendredi, Syria TV, média proche du pouvoir à Damas, a indiqué que le président Ahmad el-Chareh envisagerait des mesures de rétorsion face aux « tergiversations » de Beyrouth dans le traitement du dossier des détenus syriens (souvent sans procès) dans les prisons libanaises. La chaîne évoque d’éventuelles restrictions sur le passage des camions libanais à travers la Syrie, seule route terrestre pour les exportations vers les pays-clés du Golfe. Si une source proche du gouvernement syrien a démenti ces informations à L’Orient-Le Jour, elle note que des pressions sont exercées par les familles de ces détenus. Selon nos informations, c’est d’ailleurs la principale raison derrière le retard de la visite annoncée à Beyrouth d’Assaad el-Chaïbani, le ministre syrien des Affaires étrangères.Dans la journée,...
C’est une menace à peine dissimulée. Vendredi, Syria TV, média proche du pouvoir à Damas, a indiqué que le président Ahmad el-Chareh envisagerait des mesures de rétorsion face aux « tergiversations » de Beyrouth dans le traitement du dossier des détenus syriens (souvent sans procès) dans les prisons libanaises. La chaîne évoque d’éventuelles restrictions sur le passage des camions libanais à travers la Syrie, seule route terrestre pour les exportations vers les pays-clés du Golfe. Si une source proche du gouvernement syrien a démenti ces informations à L’Orient-Le Jour, elle note que des pressions sont exercées par les familles de ces détenus. Selon nos informations, c’est d’ailleurs la principale raison derrière le retard de la visite annoncée à Beyrouth d’Assaad el-Chaïbani, le ministre syrien des...
commentaires (18)

Malheureusement NOS politiciens musulmans sont essentiellement responsables de ces malheurs en raison de leur adhérence a ces idéologies importées allant du Nasserisme des années 50 au Fakihisme d'aujourd'hui et ils ont toujours échoué. Leur seul succès est d’avoir toujours fait en sorte que le Liban rate le coche de la prospérité et de la paix et ont permis à n’importe qui de se mêler de nos affaires. Aujourd'hui c’est la finale, soit le Liban officiel réagi soit il redeviendra le Mont Liban. Notez que le malheur des autres ne nous concernera pas ! Soyons égoïste pour une fois !

Pierre Christo Hadjigeorgiou

09 h 23, le 14 juillet 2025

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Commentaires (18)

  • Malheureusement NOS politiciens musulmans sont essentiellement responsables de ces malheurs en raison de leur adhérence a ces idéologies importées allant du Nasserisme des années 50 au Fakihisme d'aujourd'hui et ils ont toujours échoué. Leur seul succès est d’avoir toujours fait en sorte que le Liban rate le coche de la prospérité et de la paix et ont permis à n’importe qui de se mêler de nos affaires. Aujourd'hui c’est la finale, soit le Liban officiel réagi soit il redeviendra le Mont Liban. Notez que le malheur des autres ne nous concernera pas ! Soyons égoïste pour une fois !

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 23, le 14 juillet 2025

  • C’est gonflé et malhonnête de prétendre que si le Liban n'avait pas obtenu son indépendance il n'y aurait pas eu Assad et la Syrie aurait vu de meilleurs jours. Ses politiciens n’avaient qu’à accepter les vérités et faits historiques et faire avec. Ce sont les idéologies nationales socialistes qui prévalaient à l’époque qui ont tout fait capoter et transformer la plupart des pays de la région en de funestes dictatures avec le soutient de l’URSS. C’était la guerre froide et le Liban n’y a aucune responsabilité autre que de tenter de se défendre jusqu'à la guerre de 1975.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 22, le 14 juillet 2025

  • Sans vouloir faire de la peine à certains il faut rappeler des faits d'histoire : Le Liban n'a pas été créé. Il existe depuis la nuit des temps que même l'ancien testament en parle. Le Liban n'a pas eu son indépendance en même temps qu’Israël. Sa première constitution date de 1920, ratifiée en 1926, et son indépendance il l’a obtenu en 1943 alors qu’Israël a vu le jour en 1948. Israël aussi n'a pas été créée. Elle existe depuis Moise et il est faux de prétendre qu’elle n’a pas le droit de se trouver là. Il fallait accepter le plan de partage de l’ONU de 1948.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 22, le 14 juillet 2025

  • il est temps que l'OLJ investit dans la technologie, afin que les lecteurs puissent faire des "like" et inter-reagir entre lecteurs via des reponses reciproques aux commentaires. Des platformes et plugins, il y en a plein. Ca serait tellement plus enrichissant... Quand allez vs vs y mettre?

    Kellon Ya3ni Kellon

    16 h 27, le 12 juillet 2025

  • Ceux qui critiquent la nouvelle Syrie devraient faire preuve d'un peu de modestie : où est le "nouveau Liban"? On nous l'a vendu à grands renforts de publicité et de marketing et finalement on n'a rien. Même pas foutus de désarmer le Hezb les deux peintres (Aoun et Salam)! On peut considérer que la Syrie est devenue un Etat vassal de l'Amérique et d'Israël mais au moins le gouvernement syrien a choisi son camp, pas comme au Liban où on tergiverse comme toujours.

    Bob

    15 h 21, le 12 juillet 2025

  • ISRAEL et le LIBAN sont nés à la même date et ont le même pêché originel : la création d un état sur la base d une seule confession qui monopolise le pouvoir, alors que les 3 grandes religions ont toujours cohabité au moyen orient. Si le LIBAN n avait pas été crée,certainement la famille ASSAD n aurait jamais accédé au pouvoir et la SYRIE aurait eu un autre visage et un autre destin bcp moins tragique.

    HABIBI FRANCAIS

    14 h 34, le 12 juillet 2025

  • 2 choses ne sont pas explicites dans cet article et j’aimerais bien qu’un journaliste m’explique :1) qu’est ce que l’accord SyroSaoudien de 2019 sur le Liban? 2)Quelle concession le Liban a fait dernièrement à la Syrie?

    Audi Vivien

    12 h 44, le 12 juillet 2025

    • Bonjour Merci pour vos questions En 2009, les relations entre la Syrie et l’Arabie saoudite ont connu une amélioration notoire. En mars, l’ancien président Bachar el-Assad s’est rendu à Riyad, où il a rencontré le roi Abdallah après une période de tensions (notamment depuis 2005). Ce rapprochement était perçu comme une tentative saoudienne de contenir l’influence régionale de l’Iran. Le Liban, lui, sortait d’une période d’instabilité, ayant frôlé la guerre civile en 2008. Cette dynamique a permis à Damas de renforcer son influence sur son petit voisin. L’ancien Premier ministre Saad Hariri s’est, par exemple, rendu en Syrie deux fois en 2009 et y a rencontré Assad, auquel on impute pourtant l’assassinat de son père, Rafic Hariri. Concernant les « concessions » libanaises à la Syrie, à part les visites de plusieurs délégations, il ne semble pas y en avoir eu.

      L'Orient-Le Jour

      19 h 14, le 12 juillet 2025

  • Le régime Syrien a des raisons de se méfier: Le Liban Officiel dans tous les domaines demeure sous la coupe de la milice. Le Liban Officiel a une doctrine qui combat l’intégrisme sunnite et permissive vis-à-vis de l’intégrisme chiite représenté par le hezballah. Le Liban Officiel hypocritement est mou dans le contrôle de sa frontière terrestre pour faire les affaires de hezballah et de ses trafiquants. Le Liban Officiel n’est pas capable COMME DANS TOUS LES DOMAINES d’agir et se réfugie derrière des prétextes fallacieux. Que le hezballah fasse son mea culpa aux syriens first.

    Moi

    11 h 27, le 12 juillet 2025

  • L’ancien zigouilleur, soumis aujourd’hui au diktat américain est aussi ingrat que haineux

    Hitti arlette

    11 h 21, le 12 juillet 2025

  • Le problème du Liban c’est qu’il n’a jamais su profiter consciemment ou inconsciemment des opportunités qu’on lui offre sur un plateau d’argent pour donner le tempo et montrer sa détermination à avoir son mot à dire vis à vis des autres régimes vieux ou récents qui se sentent leur pousser des ailes face à la naïveté et le laxisme de nos dirigeants. Chareh était dans ses petits souliers lorsque les libanais ont couru lui témoigner les égards auxquels il ne s’attendait pas et lui ont donné une importance prématurée et le bâton pour nous faire tabasser avec. Du coup il impose et exige. POINT

    Sissi zayyat

    10 h 31, le 12 juillet 2025

  • rien a faire, rien a esperer, rien a dire, jamais l'idee du grand liban ne se confirme etre plus malheureuse que cela !

    L’acidulé

    10 h 02, le 12 juillet 2025

  • si Mr. J Aoun ne veut pas d'un rapprochement avec la syrie parce qu'il avait combattu les elements jihadistes du nouveau chef de ce pays, alors faut AUSSI donner raison a ce dernier pour faire pire encore vis avis le liban dont un parti /une milice etrangere mais basee au liban avait fait des centaines de milliers de orts a son peuple depui 2013.

    L’acidulé

    09 h 56, le 12 juillet 2025

  • Ce papier fait une place démesurée aux propos de Allouche; des propos truffés de contre-vérités et d’incitations au séparatisme. Il « touille » aussi les éternelles « revendications » syriennes sur le territoire libanais. Inexplicable sinon par une pression anxiogène dont on se passerait bien. Quant au défilé de personnalités libanaises en Syrie, il rappelle tristement des temps qu’on croyait révolus.

    Marionet

    08 h 55, le 12 juillet 2025

  • S’il s’avère que M.Chareh soit comme le clan Assad à avoir les dents longues vis à vis du Liban… nous allons faire comme pendant la guerre civile… résister et combattre.

    Rize Lb

    08 h 22, le 12 juillet 2025

  • « De plus en plus d’analystes estiment que Riyad et Washington pourraient demander à Ahmad el-Chareh, un acteur du « nouveau Moyen-Orient », de les décharger du dossier libanais en l’absence d’avancées à Beyrouth sur le désarmement du Hezbollah. » Ce que je n’arrête pas de répéter depuis la chute d’Assad. On préfère palabrer sans fin avec le Hezb safavide sous prétexte que la seule alternative est la « guerre civile ». Pour prix de notre attentisme on aura une GUERRE bien pire.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    08 h 10, le 12 juillet 2025

  • Dieu nous a donné un beau pays, mais il semble qu’on ne le mérite pas, vu les gouvernants qu’on a. Alors il nous a flanqué deux voisins odieux , l’un au Sud et l’autre à l’Est. Heureusement qu’il y a la mer à l’Ouest !

    Goraieb Nada

    07 h 37, le 12 juillet 2025

  • Panser les blessures plutôt que penser. Très bon article de réflexion.

    Michael

    01 h 48, le 12 juillet 2025

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