La voiture ciblée par un drone israélien, le 8 juillet 2025, près de Tripoli. Photo DR
Alors que l’armée israélienne avait annoncé mardi avoir ciblé et tué à Tripoli, dans le nord du Liban, Mehran Moustapha Baajour, présenté comme « une figure clé » du Hamas, une source au sein du mouvement palestinien et une autre du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) ont indiqué mercredi à L’Orient-Le Jour que ce « haut commandant du Hamas au Liban » serait toujours en vie.
Le ministère libanais de la Santé avait indiqué mardi que les deux frappes israéliennes successives avaient fait trois morts et treize blessés, tandis que le Hamas - qui annonce généralement la mort de ses membres - n’a toujours pas confirmé le décès de l’un de ses rangs au Liban.
Mardi, des drones israéliens ont tiré deux missiles sur un véhicule 4x4 circulant sur la route Beddaoui Aïrouniyé–Nefaa, dans la région de Zghorta, à proximité du camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, au nord de Tripoli. Le 4x4 et une voiture ont ensuite pris feu.
Contactée mercredi par notre publication, une source au sein du Hamas a indiqué que « la version israélienne est fausse » et qu’« aucun membre de ses rangs n’a été visé la veille ». Également sollicité par L'OLJ, un responsable au sein du FDLP a assuré que Mehran Moustapha Baajour était toujours en vie : « La victime a été visée par cette frappe, mais pas tuée. »
Selon lui, deux scénarios sont envisageables : « Soit il n'était pas dans la voiture au moment de la frappe, soit il aurait pris fuite entre les deux frappes. » L’armée israélienne avait estimé la veille que l'élimination de M. Baajour constituait un « coup dur pour les activités du Hamas au Liban ».
Selon l'armée de l'État hébreu, Mehran Bajour « occupait un poste de commandement central au sein du Hamas au Liban et a activement contribué à l’implantation militaire de l’organisation dans le pays, au renforcement de ses capacités militaires, ainsi qu’à l’acquisition d’armements par le biais de liens qu’il avait établis avec d'autres groupes terroristes dans la région ».

