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Service militaire : la commission parlementaire donne son feu vert à une première loi

Le service militaire obligatoire d’une année au Liban avait été officiellement supprimé en 2007.

Service militaire : la commission parlementaire donne son feu vert à une première loi

Un soldat libanais monte la garde en face du mur frontalier avec Israël au Liban-Sud, le 18 février 2025. Photo d'archives AFP/ Mahmoud Zayat.

La commission parlementaire de la Défense, présidée par le député Jihad el-Samad, a approuvé mardi une proposition de loi visant à comptabiliser le service militaire dans les années de service des salariés du secteur public.

Dans un communiqué cité par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), la commission indique avoir également examiné une proposition de loi portant sur la légalisation de l’entraînement militaire pour les civils, qu’elle a transmise au ministère de la Défense pour avis dans un délai de trois mois.


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Contacté par L'Orient-Le Jour, le député de Denniyé (Liban-Nord) Jihad el-Samad a affirmé qu'il attendait « l'aval du commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, et du ministère de la Défense ». « On leur a donné trois mois pour répondre », explique le président de la commission, qui vante le mérite du rétablissement du service militaire, supprimé en 2007 sous la pression de la population qui y voyait une perte de revenus, et des institutions publiques qui épinglaient le coût prohibitif de la conscription.

Instauré en 1992, deux ans après la fin de la guerre civile (1975-1990), le service militaire d’un an visait à « unir les enfants de la République, qui devaient ainsi apprendre à se connaître », selon le député, qui met également en avant la nécessité de « soutenir l’armée, dont les responsabilités s’accentuent chaque jour ».

La question du retour de la conscription était revenue en mars dernier, à l'heure où l'armée libanaise avait été amenée à gonfler ses effectifs face aux enjeux sécuritaires avec les pays voisins, qu'il s'agisse d'apaiser les tensions à la frontière avec la Syrie, ou de se déployer massivement au sud du Litani, conformément à l'accord de cessez-le-feu signé le 27 novembre entre le Hezbollah et Israël. Au printemps 2024, le député de Tripoli Haïdar Nasser avait notamment déposé une proposition de loi appelant au retour de la conscription, au nom de la nécessité de la « cohésion nationale » et « la formation d’une conscience nationale. »

Interrogé par notre rédaction en mars dernier, le général Élie Mezher, porte-parole de l’armée libanaise, affirmait qu'il n'était « pas question de rétablir le service militaire obligatoire aujourd’hui », invoquant en premier lieu un manque de fonds. Par ailleurs le général à la retraite Khalil Hélou expliquait pour sa part que le nombre de soldats qu’apporterait le service militaire serait en fait contre-productif, un jeune formé durant six mois ne pouvant pas assurer une mission délicate de défense à la frontière.

La commission parlementaire de la Défense, présidée par le député Jihad el-Samad, a approuvé mardi une proposition de loi visant à comptabiliser le service militaire dans les années de service des salariés du secteur public.Dans un communiqué cité par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), la commission indique avoir également examiné une proposition de loi portant sur la légalisation de l’entraînement militaire pour les civils, qu’elle a transmise au ministère de la Défense pour avis dans un délai de trois mois. Lire aussi Tensions aux frontières : le Liban a-t-il à nouveau besoin du service militaire ? Contacté par L'Orient-Le Jour, le député de Denniyé (Liban-Nord) Jihad el-Samad a affirmé qu'il attendait « l'aval du commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, et...