Un homme porte un enfant blessé alors que des civils arrivent pour aider sur le site d'une frappe israélienne à côté d'une tente abritant des Palestiniens déplacés, dans la ville de Gaza, le 8 juillet 2025. Photo AFP/BASHAR TALEB
Le ministre israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême-droite, a appelé mardi, après la mort au combat de cinq soldats à Gaza, à l'arrêt des négociations indirectes en cours à Doha avec le Hamas en vue d'un accord de cessez-le-feu dans le territoire palestinien. »
« J'appelle le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) à rappeler immédiatement la délégation partie négocier avec les assassins du Hamas à Doh »« , a écrit sur X le ministre de la Sécurité nationale. « « Nul besoin de négocier avec ceux qui assassinent nos combattants. Ils doivent être réduits en miettes, affamés, et non réanimés par l'aide humanitaire qui leur fournit de l'oxygènE »« , a-t-il ajouté.
Des pourparlers indirects entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas ont débuté dimanche soir au Qatar, par l'entremise de médiateurs étrangers, en vue d'une trêve dans le territoire palestinien, dévasté par 21 mois de guerre et de la libération d'otages israéliens.
Selon des sources palestiniennes proches des discussions, le Hamas demande plusieurs changements par rapport à la proposition américaine sur laquelle se fondent les discussions. Le Hamas insiste sur les modalités du retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, des garanties sur l'arrêt des combats au-delà d'une trêve de 60 jours, et une reprise en main de la distribution de l'aide humanitaire par l'ONU et des organisations internationales reconnues.
Des demandes jugées »« inacceptable »« par M. Netanyahu et fermement rejetées par plusieurs membres de son gouvernement, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël. »« J'appelle le Premier ministre et le chef d'état-major à cesser immédiatement la folie d'envoyer de l'aide à l'ennem »« , a écrit sur X le ministre des Finances Bezalel Smotrich, également d'extrême-droite et opposé à un retrait israélien du territoire palestinien. « « Il est immoral et illogique, même dans le cadre d'un accord de libération d'otages, de permettre à l'ennemi de s'installer à nouveau sur ce territoir »« , a-t-il ajouté. »« Ce n'est pas ainsi qu'on gagne une guerr »« .
La guerre a été déclenchée par une attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 déclarées mortes par l'armée israélienne. Au moins 57.575 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne militaire de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l'ONU.

