L'ancien président brésilien Jair Bolsonaro fait un geste lors d'une session de la Cour suprême brésilienne jugeant la participation des accusés de la tentative de coup d'État de janvier 2023, à Brasilia le 9 juin 2025. Photo AFP/EVARISTO SA
Le président américain Donald Trump a appelé lundi les autorités du Brésil à « laisser tranquille » Jair Bolsonaro, fustigeant une « chasse aux sorcières » contre l'ancien chef de l'Etat brésilien, sous le coup d'un procès pour tentative présumée de coup d'Etat. « Il n'est coupable de rien, mis à part de s'être battu pour LE PEUPLE », a déclaré M. Trump sur la plateforme Truth Social.
Le parquet brésilien accuse M. Bolsonaro d'avoir été le « leader d'une organisation criminelle » ayant conspiré pour son maintien au pouvoir quel que soit le résultat de l'élection présidentielle d'octobre 2022, finalement remportée par le président actuel de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva.
L'ancien dirigeant d'extrême droite (2019-2022) encourt une peine pouvant aller jusqu'à 40 ans de prison s'il est condamné lors du procès face à la Cour suprême qui pourrait s'achever dans les prochains mois.
« Ce n'est ni plus ni moins qu'une attaque contre un opposant politique, et je parle en connaissance de cause », a également écrit Donald Trump, qui a lui aussi eu maille à partir avec la justice avant d'être élu pour un deuxième mandat en 2024. « Je vais observer de très près la CHASSE AUX SORCIÈRES contre Jair Bolsonaro, sa famille et des milliers de ses supporters. Le seul procès qui devrait avoir lieu est le procès face aux électeurs du Brésil », a-t-il ajouté.
M. Bolsonaro, 70 ans, est inéligible jusqu'en 2030 en raison de ses attaques sans preuves contre le système d'urnes électroniques en vigueur dans son pays, mais il espère encore faire annuler cette condamnation pour se présenter à la présidentielle l'an prochain.
« Ce que je peux dire, c'est que ce ne sera pas la seule nouveauté venue des Etats-Unis », a réagi sur le réseau social X le député Eduardo Bolsonaro, un des fils de l'ex-président. Le parlementaire s'est exilé aux Etats-Unis il y a plusieurs mois pour intercéder en faveur de son père auprès des autorités américaines.

