Le chanteur Ragheb Alama. Photo d'archives AFP
Le chanteur Ragheb Alama a été entendu mercredi par la justice libanaise dans le cadre d’une plainte déposée à son encontre après la diffusion d’un enregistrement audio dans lequel il aurait insulté l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne en septembre dernier.
Ragheb Alama a déclaré à L’Orient-Le Jour que les avocats à l’origine de la plainte l’avaient retirée à l’issue de son audition devant la juge Mirna Kallas, du parquet près la Cour de cassation, au Palais de justice de Beyrouth, parce qu'ils ont été « convaincus que l’enregistrement était falsifié ».
En décembre dernier, environ un mois après l’accord de cessez-le-feu qui avait mis fin à plus de treize mois de combats entre le Hezbollah et Israël, une vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux sur une conversation téléphonique entre une voix attribuée à Ragheb Alama et l’artiste émirati Abdallah Bilkhair. Dans cet échange, la voix aurait tenu des propos insultants envers Hassan Nasrallah, déclarant notamment : « Il n’y a plus de Nasrallah, on s’en est débarrassé (...) Tu peux venir à Beyrouth maintenant. »
Le chanteur avait alors immédiatement contesté l’authenticité de cet enregistrement, évoquant un possible montage à l’aide de l’Intelligence artificielle (IA). Toutefois, à l’époque, L’Orient-Le Jour avait vérifié la vidéo sans y détecter d’éléments laissant penser à une manipulation de ce type.
Plus tôt dans la journée, Ragheb Alama avait déclaré à la chaîne locale al-Jadeed que « l’affaire est désormais close et la vérité révélée », soulignant qu’il « respecte le sang des martyrs, et tout particulièrement celui de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, le martyr Sayyed Hassan Nasrallah ».
Nasrallah a été tué dans une frappe aérienne israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre 2024, pendant le conflit entre le Hezbollah et Israël.


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