Des militants du Hamas montent la garde le jour de la remise des otages détenus à Gaza depuis l'attaque meurtrière du 7 octobre 2023, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 février 2025. Photo REUTERS/Hatem Khaled
Une cour militaire dépendant du gouvernement du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza a annoncé mercredi avoir donné dix jours à Yasser Abu Shabab, chef d'un groupe armé dans le sud du territoire palestinien, pour se livrer aux autorités.
Dans le contexte de la guerre à Gaza, les autorités israéliennes avaient reconnu début juin armer un groupe palestinien opposé au Hamas, et les médias palestiniens et israéliens estiment qu'il s'agit d'un groupe dirigé par M. Abu Shabab. Le « tribunal révolutionnaire » a décidé « d'accorder à l'accusé Yasser Jihad Abu Shabab un délai de dix jours à compter de ce mercredi pour se rendre aux autorités compétentes, afin d’être jugé », a indiqué dans un communiqué cette instance, équivalent d'une cour militaire.
Ce Palestinien est accusé d'avoir formé une « milice armée » et de « collaborer avec des entités ennemies », a ajouté cet organe, sans dire précisément à qui il faisait référence. Selon des médias à Gaza, Yasser Abu Shabab aurait formé un groupe armé nommé les « Forces populaires », opérant depuis l'est de Rafah, dans le sud du territoire, dans une zone sous contrôle israélien. Ce groupe avait affirmé la semaine dernière avoir « ciblé un site affilié au Hamas », évoquant un entrepôt d'aide humanitaire « confisquée » aux Gazaouis par une unité armée du Hamas. Le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) décrit lui M. Abu Shabab comme le chef d'un « gang criminel (...) accusé de piller les camions d'aide » humanitaire à Gaza. Réagissant aux déclarations israéliennes de juin, le Hamas avait déclaré que son groupe avait « choisi la voie de la trahison » et appelé les civils à s'opposer à lui.



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