Des enfants palestiniens examinent les décombres d'une maison résidentielle à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 1er juillet 2025, à la suite des frappes israéliennes de la nuit. Photo Eyad Baba/AFP
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain Donald Trump a affirmé dans la nuit qu’Israël avait « accepté les conditions nécessaires pour finaliser un cessez-le-feu de 60 jours », durant lequel toutes les parties travailleront à mettre fin à la guerre.
Selon M. Trump, cette décision a été le fruit d’une « réunion longue et productive » mardi entre Steve Witkoff, l'envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, et Ron Dermer, le ministre israélien des Affaires stratégiques et l'un des principaux conseillers du Premier ministre Benjamin Netanyahu, au sujet de la guerre en cours à Gaza. « Les Qataris et les Égyptiens, qui ont travaillé d'arrache-pied pour contribuer à la paix, présenteront cette proposition finale » au Hamas, a-t-il ajouté, espérant « le bien du Moyen-Orient » et l’acceptation de l’accord par le Hamas. Sinon, « la situation ne s’améliorera pas, ELLE NE FERA QU'EMPIRER », a-t-il prévenu.
Plus d’un an et demi après l’attaque du 7-Octobre, de nouveaux appels à signer un accord avec le mouvement islamiste se sont faits entendre en Israël et au-delà, suite au cessez-le-feu annoncé par le président américain Donald Trump entre l'État hébreu et la République islamique.
À l'heure actuelle, aucune information suggérant que le Hamas est disposé à accepter les conditions de l'accord n'est disponible. De même, il n'est pas certain que cette proposition aborde le point central d'achoppement des pourparlers, à savoir « la demande du Hamas d'un engagement ferme de la part des États-Unis qu'un cessez-le-feu de 60 jours conduira à une fin permanente de la guerre », analyse le site d'informations américain Axios. Lors des négociations précédentes, les propositions avaient été coordonnées à l'avance par les États-Unis, le Qatar et Israël, mais n'avaient pas répondu aux attentes du Hamas.
Le retrait, le démantèlement et l'exil du Hamas
Le projet d'accord prévoit qu'Israël et le Hamas profitent du cessez-le-feu de 60 jours pour négocier à la fois une fin permanente de la guerre, et une feuille de route pour gouverner la bande de Gaza d'après-guerre, précise Axios. Et d'ajouter : « Pour Israël, tout cessez-le-feu à long terme doit inclure le retrait du Hamas du pouvoir, le démantèlement de son aile militaire et l'exil de ses principaux commandants », ainsi que l'administration de Gaza par des responsables palestiniens locaux « non affiliés au Hamas ou à l'Autorité palestinienne », avec un « rôle actif » des États arabes dont l'Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite.
Un haut fonctionnaire israélien, cité par Axios, a menacé d'un renforcement de l'ampleur de l'attaque israélienne dans la bande occupée en l'absence d'une « évolution vers un accord sur les otages ». « Nous ferons à la ville de Gaza et aux camps centraux ce que nous avons fait à Rafah », a-t-il ajouté.
Une source israélienne a, elle, affirmé au Haaretz que la dernière proposition de trêve à Gaza « ne comprend pas un engagement clair d'Israël à mettre fin à la guerre, mais fournit des garanties solides sur cette question. » Le document stipule, par exemple, que si aucun accord n’est atteint durant la trêve de 60 jours, les médiateurs seront chargés de veiller à la poursuite des négociations « sous certaines conditions ». « Ce n’est pas seulement une question de formulation », a précisé la source, « c’est aussi le ton général, qui permet au Hamas de percevoir à quel point les Américains veulent – et sont capables de – pousser Israël dans cette direction. »
Une « opportunité » de libérer les otages
En réaction à ces affirmations, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a appelé à ne pas « manquer » une occasion de libérer les otages à Gaza. « Une large majorité au sein du gouvernement et de la population est favorable au plan de libération des otages. Si l'occasion se présente, il ne faut pas la manquer », a écrit M. Saar sur la plateforme X.
Lundi, l'armée israélienne avait ordonné l'évacuation vers le sud des civils habitants la ville de Gaza, laissant présager une extension de son offensive terrestre. L’agression israélienne dans la bande se poursuit, l'agence de défense civile de Gaza signalant que l'armée israélienne a tué au moins 100 personnes mardi. Au total, plus de 56 640 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes sur la bande de Gaza, selon les données des autorités palestiniennes.




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