Des pompiers travaillant sur le site d'une attaque russe dans la ville de Smila, dans la région de Cherkasy, au cours de l'invasion russe de l'Ukraine le 29 juin 2025. Photo d'illustration AFP PHOTO/STATE EMERGENCY SERVICE OF UKRAINE
Une ONG a accusé lundi les gardes-frontières en Géorgie de détenir « dans des conditions inhumaines », « dans une cave », des dizaines d'Ukrainiens expulsés de Russie attendant d'être autorisés à entrer dans ce pays du Caucase.
Selon l'organisation Volunteers Tbilisi, spécialisée dans l'aide aux réfugiés venant d'Ukraine, la plupart de ces Ukrainiens sont des ex-détenus ayant purgé leurs peines et conduits ensuite par la Russie à sa frontière avec la Géorgie. Au moins 56 d'entre eux, après l'avoir franchie, ont été transférés dans « une cave » près du point de passage de Dariali, dans l'attente de l'obtention d'une autorisation d'entrer en Géorgie, a affirmé à l'AFP cette ONG.
« Les conditions (de détention) sont inhumaines, il manque les besoins de base : la nourriture, l'eau et les toilettes », indique sa responsable, Maria Belkina. Selon Mme Belkina, au moins 17 personnes sur 56 ont pu quitter la Géorgie pour la Moldavie, par avion, après avoir obtenu les documents temporaires nécessaires. Mais elle affirme que ces départs du pays sont forcés.
A l'heure actuelle, d'après l'ONG, le nombre de personnes détenues à cet endroit n'est pas clairement établi et certaines personnes y sont détenues depuis des semaines dans la promiscuité. Parmi eux, toujours selon l'ONG, beaucoup ont déjà passé des mois dans des centres de détention en Russie après avoir été libérés de prison et étaient sous pression des autorités pour s'engager dans l'armée russe.
« Certains ont de graves problèmes médicaux, dont des suspicions de contaminations à la tuberculose et au VIH. Un homme a déjà été hospitalisé, deux autre sont morts après avoir été détenus là-bas », a indiqué Mme Belkina. « Ils disent aux gens : 'soit tu restes dans cette cave, soit tu achètes un billet et tu rentres à la maison' », ajoute-t-elle.
Bien que la Géorgie n'ait pas officiellement fermé sa frontière aux ressortissants ukrainiens, Mme Belkina déclare que, récemment, les autorités peuvent retarder leur entrée sur le territoire géorgien, même pour les détenteurs de passeports biométriques. Certains doivent attendre jusqu'à deux semaines. Elle avertit que Moscou pourrait accélérer les expulsions en prévision de modifications prévues en septembre de la législation géorgienne sur l'immigration, qui visent à durcir les conditions d'entrée.
Les groupes de défense des droits de l'homme estiment que jusqu'à 800 Ukrainiens supplémentaires pourraient être transférés à la frontière dans les semaines à venir.


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