Le ministre des Affaires étrangères du Liban, Youssef Raggi, arrive à la neuvième conférence de Bruxelles « Se tenir aux côtés de la Syrie : répondre aux besoins pour une transition réussie », au bâtiment Europa à Bruxelles, le 17 mars 2025. Photo AFP/ NICOLAS TUCAT
Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi a souligné, samedi, la nécessité du respect de la souveraineté libanaise, affirmant refuser l'intervention étrangère dans les affaires intérieures du Liban.
Le Liban « n'a aucun lien avec le maintien du régime actuel en Iran », a indiqué le ministre, quelques jours après la fin de la guerre de douze jours entre l'Iran et Israël sur fond de désaccord sur le nucléaire. « Ce que nous demandons, c’est une seule chose : le respect de la souveraineté du Liban. Nous ne voulons pas que quelqu'un intervienne dans nos affaires intérieures, ni que nous intervenions dans celles d’un autre pays », a poursuivi le ministre.
Abordant le dossier du monopole des armes aux mains de l'État, Joe Raggi a indiqué que « la question des armes doit être soumise au Conseil des ministres, et il revient au Premier ministre de décider quand l’inscrire à l’ordre du jour ». Il a également noté que « le gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour remettre les choses en ordre, et il faut lui accorder un peu de temps, car les crises se sont accumulées ». « Le Liban est revenu sur la bonne voie, mais il reste encore beaucoup à faire. Nous ne demandons pas d’argent aux pays arabes, mais de bonnes relations et la création de partenariats », a encore souligné M. Raggi.
L’État libanais tente de reprendre le monopole des armes par un dialogue conduit depuis Baabda avec le Hezbollah, après la trêve conclue en novembre dernier avec Israël. Dans le même temps, d’autres forces politiques appellent à un calendrier clair de désarmement, une exigence que le parti chiite continue de rejeter.
Pas « d'ingérence étrangère »
Le chef de la diplomatie libanaise a aussi estimé que l’État « doit chercher à récolter les raisins, pas à tuer le gardien du vignoble ». « Nous essayons, par la diplomatie et les amitiés, de faire sortir Israël du Liban. Washington a intérêt à la stabilité du pays, à travers l’émergence d’un État efficace et sans ingérence étrangère », a-t-il ajouté.
Concernant le retrait des armes palestiniennes, il a estimé qu'il s’agit d’une « question purement technique, sécuritaire et militaire ». Le démantèlement des armes palestiniennes au Liban, qui était prévu en juin, a échoué principalement en raison du refus de nombreuses factions palestiniennes, y compris au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), profondément divisées et opposées à la remise de leurs armes.
Sur le plan régional, Joe Raggi a noté que « pour la première fois, le régime actuel en Syrie a reconnu le Liban en tant qu’État, et nous négocions avec les instances internationales pour le retour des réfugiés et déplacés syriens ».



Si on se retrouve dans ne situation où on n’a ni à manger ni à boire pour survivre et que ce natour nous empêche d’accéder à ce fameux raisin qui symbolise notre survie, alors on tue le natour pour y accéder, sans état d’âme. Trêve d’angélisme face aux Diables incarnés. VU?
11 h 07, le 29 juin 2025