Une patrouille des Casques bleus. Photomontage par Guilhem Dorandeu
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a reçu la demande de renouvellement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, envoyée mercredi à l’Organisation, qui doit la soumettre au Conseil de sécurité. Celui-ci devra trancher la question en août. La lettre libanaise, qui a été envoyée par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, s’est appuyée sur le même texte que celui adopté l’année dernière pour le renouvellement du mandat, sans y apporter aucune modification, a appris L’OLJ d’une source proche du palais Bustros.
Le Liban, qui n’a pas encore entrepris de démarche auprès des membres permanents du Conseil de sécurité, table principalement sur une majorité de pays en faveur du renouvellement, notamment les pays membres de l’Union européenne, la France principalement, qui, avec l’Italie, est le plus grand contributeur en effectifs, pour garantir le renouvellement qui suscite une large attention internationale. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, s’est entretenu avec son homologue grec George Gerapetritis pour solliciter le soutien de la Grèce – qui siège actuellement au Conseil de sécurité – au mandat de la Finul. D’autant plus qu’Israël chercherait à mettre fin à la mission de la Finul depuis un certain temps, estimant que sa mission s’est révélée « inefficace ». Pour ne rien arranger, des Casques bleus sont de plus en plus souvent agressés par des « habitants » proches du Hezbollah au Liban-Sud quand ils circulent sans être accompagnés par l’armée libanaise.
Visiblement, les États-Unis n’ont pas encore pris leur décision à ce sujet, tandis que la France ne cesse de réitérer l’aspect incontournable du rôle des Casques bleus chargés de soutenir l’armée libanaise pour le maintien de la stabilité au sud du Litani. Plus particulièrement encore dans le contexte actuel, extrêmement complexe et volatil, tant sur le plan local que régional, ce qui rend nécessaire le maintien de cette force. Une position également avalisée par l’Union européenne, qui a réitéré jeudi, à l’occasion de la tenue d’un Conseil européen à Bruxelles, l’importance du rôle des forces de maintien de la paix.
Dans une déclaration publiée le 26 juin en soirée, le Conseil a réaffirmé son soutien au Liban, à la souveraineté et à la stabilité en priorité, ainsi qu’à un rôle essentiel pour la Finul. « Le Conseil a réitéré son soutien au peuple libanais et salué les efforts des nouvelles autorités en vue de parvenir à une stabilité économique et sécuritaire. Le Conseil a souligné son appui à la souveraineté de l’État libanais et à l’intégrité de son territoire, rappelant le rôle crucial joué par la Finul dans la stabilisation du sud du pays », précise la déclaration. Le Conseil européen a également renouvelé son appel à toutes les parties pour qu’elles appliquent les termes de l’accord de cessez-le-feu signé le 27 novembre et mettent en œuvre la résolution 1701 correspondante.



Il,a pris l’initiative seul ou après avoir consulté les fossoyeurs du pays qui ne cessent de lui mettre des bâtons dans les roues afin que notre pays ne retrouve jamais la paix qui semble si proche et si lointaine grâce à leurs interventions incessantes pour torpiller toute tentative de salut qui veut les sauver en premier des griffes de ceux qui continuent à les sacrifier.
10 h 33, le 28 juin 2025