Des journalistes devant un immeuble résidentiel touché par une frappe israélienne, à Téhéran, le 25 juin 2025. Photo AFP/ATTA KENARE
Le Conseil des Gardiens, organe en charge d'examiner la législation en Iran, a annoncé jeudi l'approbation d'un projet de loi en faveur d'une suspension de la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après des frappes israéliennes et américaines sur des installations nucléaires iraniennes.
« La proposition visant à exiger du gouvernement la suspension de sa coopération avec l'AIEA a été examinée par le Conseil des gardiens et jugée conforme aux principes de la charia et de la Constitution », a indiqué à l'agence officielle Irna, le porte-parole du Conseil, Hadi Tahan Nazif. Le projet de loi sera transmis à la présidence pour ratification finale.
Mercredi, la télévision d'Etat a annoncé que 221 députés avaient voté en faveur du texte, un autre s'était abstenu et aucun n'avait voté contre. L'Iran est signataire depuis 1970 du Traité de non prolifération (TNP) garantissant l'usage pacifique de l'énergie atomique sous le contrôle de l'AIEA.
Israël a lancé le 13 juin une campagne de bombardements qui a ciblé les installations nucléaires et militaires iraniennes et entraîné la mort de commandants militaires de haut rang et de scientifiques développant le programme nucléaire.
Dimanche, les Etats-Unis, alliés d'Israël, ont lancé des frappes sans précédent sur les sites nucléaires de Fordo, Isfahan et Natanz, avant qu'un cessez-le-feu initié par Donald Trump n'entre en vigueur mardi.
Depuis le début de la guerre, les responsables iraniens ont vivement critiqué l'AIEA pour son manque de condamnation des attaques israéliennes contre les sites nucléaires iraniens. La diplomatie iranienne a notamment blâmé l'agence onusienne pour avoir adopté une résolution le 12 juin accusant l'Iran de non-respect de ses obligations nucléaires, ce qui est devenu « l'une des principales excuses » pour les attaques américaines et israéliennes.

