Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, parle sous le regard du président de l'état-major interarmées, le général Dan Caine (R), lors d'une réunion avec le vice-premier ministre et ministre de la Défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, au Pentagone, à Washington, DC, le 27 mai 2025. Photo AFP/Oliver Contreras
Les Etats-Unis ont « dévasté le programme nucléaire iranien », a estimé dimanche le ministre de la Défense, Pete Hegseth, au lendemain de frappes américaines contre trois sites, dans le cadre d'une opération militaire appelée « Marteau de minuit ». Cette opération, qui a mobilisé sept bombardiers furtifs B-2 de l'armée américaine, a été menée avec un « succès spectaculaire », a salué le chef du Pentagone.
Détaillant l'attaque surprise, le chef d'état-major américain, bras droit de Pete Hegseth, a expliqué que les bombardiers ont décollé samedi de leur base aux Etats-Unis pour atteindre l'Iran, un trajet de 18 heures rendu possible grâce à de nombreux ravitaillements en vol. Les Etats-Unis ont utilisé pour cette opération plusieurs moyens de diversion, a précisé le général Dan Caine, soulignant que « les systèmes de missiles anti-aérien de l'Iran ne semblent pas nous avoir détecté pendant toute la durée de la mission ».
Il a ensuite détaillé l'heure à laquelle les frappes ont été menées dans la nuit de samedi à dimanche et précisé que le bombardier B-2 en tête de l'escadrille a notamment largué deux bombes anti-bunker de type GBU-57 sur l'usine d'enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran. Au total, les forces américaines ont lâché sur l'Iran 14 bombes GBU-57 de 13.600 kilogrammes, soit « la première utilisation opérationnelle de cette arme », selon Dan Caine.
Les trois sites nucléaires iraniens ont subi « de graves dommages », a souligné le chef d'état-major. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné cette opération qu'il a qualifiée d' »agression », et accusé les Etats-Unis d'être « derrière » l'opération militaire israélienne déclenchée le 13 juin contre l'Iran. M. Hegseth a lui souligné que le président Donald Trump « veut la paix » et que l'Iran devrait aussi « choisir cette voie ».


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