Des abris de fortune à el-Qah, dans la province d'Idleb, le 23 mai 2025. Photo d'illustration AFP / OMAR HAJ KADOUR
Deux personnes ont été tuées mardi dans deux frappes de drones d'origine inconnue dans la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, bastion des anciens rebelles islamistes désormais au pouvoir, ont indiqué des secouristes.
Sur X, les Casques blancs, organisation de secouristes syriens, ont indiqué qu'une personne à moto « a été tuée dans une attaque de drone ». Une autre personne a été tuée dans une autre attaque de drone ciblant « une voiture avec quatre personnes à bord (..) sur la route menant à un camp de déplacés à Atmé, dans le nord de la région d'Idleb ».
Aucune partie n'a annoncé avoir mené ces attaques mais les États-Unis, dont des militaires sont déployés en Syrie dans le cadre d'une coalition internationale créée pour combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), mènent régulièrement des frappes dans cette région. En janvier et février, Washington avait annoncé y avoir tué plusieurs chefs de la branche syrienne d'el-Qaëda, Hurras al-Din, qui venait d'annoncer sa dissolution. Hurras al-Din, qui comprend des jihadistes étrangers, était basé dans des zones montagneuses du nord-ouest de la Syrie.
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a dans un premier temps pas répondu aux sollicitations de l'AFP.
Une coalition rebelle dirigée par le groupe islamiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) qui dominait la région d'Idleb, a pris le pouvoir à Damas après avoir renversé Bachar el-Assad le 8 décembre. Les nouvelles autorités syriennes ont annoncé leur volonté de dissoudre toutes les formations armées actives dans le pays, et se sont engagées à lutter contre l'EI. Le président américain Donald Trump, qui a récemment rencontré le président intérimaire syrien Ahmad el-Chareh en Arabie saoudite, l'a appelé à « aider les États-Unis à empêcher une résurgence de l'EI ».


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