Capture d’écran d’une vidéo relayée par notre correspondant Mountasser Abdallah, montrant des soldats inspectant un site dans la banlieue-sud de Beyrouth, le 8 juin 2025.
L’armée libanaise a inspecté dimanche un site précédemment bombardé par l'armée israélienne dans la banlieue-sud de Beyrouth, a rapporté dimanche la correspondante de L’Orient-Le Jour. L’armée a bouclé le secteur situé près de la mosquée Imam al-Kazem, dans le secteur Laylaki–Mrayjé. Cette mesure est intervenue à la demande du comité de supervision du cessez-le-feu entre Israël et le Liban.
Selon les habitants, c’est la quatrième fois que le site est inspecté depuis la fin de la guerre, alors que le quartier a été bombardé à deux reprises.
Des frappes aériennes israéliennes avaient touché le 5 juin plusieurs immeubles dans la banlieue-sud de Beyrouth, marquant l’une des escalades les plus importantes depuis le cessez-le-feu de novembre 2024. L’armée israélienne avait affirmé avoir détruit des installations souterraines de production de drones prétendument exploitées par le Hezbollah avec le soutien de l’Iran. Avant les attaques, Israël avait diffusé des ordres d’évacuation à l’intention des habitants de quartiers comme Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Brajné, provoquant un vent de panique et des déplacements massifs.
Les autorités libanaises ont indiqué qu’aucun équipement militaire n’avait été retrouvé sur les sites visés. L’armée libanaise aurait tenté d’empêcher les frappes, mais aurait été entravée par des frappes de sommation. Les bombardements ont provoqué d’épais nuages de fumée et forcé des milliers de personnes à fuir, entraînant un chaos indescriptible sur les routes. Le président libanais Joseph Aoun a condamné ces frappes, les qualifiant de violations du cessez-le-feu négocié par les États-Unis en novembre 2024.


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