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Politique - Cessez-Le-Feu

Paris appelle Israël à « se retirer au plus vite » du Liban et à avoir recours au « mécanisme de surveillance »

« Le démantèlement des sites militaires non autorisés en territoire libanais revient prioritairement » à l'armée libanaise, rappelle le Quai d'Orsay.

De la fumée et du feu jaillissent du site d'une frappe aérienne israélienne sur la banlieue-sud de Beyrouth, le 5 juin 2025. Ibrahim AMRO/AFP

La France a condamné vendredi les frappes israéliennes sur la banlieue-sud de Beyrouth et appelé Israël « à se retirer au plus vite de l'ensemble du territoire libanais », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Israël a mené jeudi soir des frappes sur ce fief du Hezbollah pro-iranien, les plus violentes depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, et menacé vendredi de poursuivre ses raids si le Liban ne désarmait pas le parti chiite.

Le démantèlement aux mains de l'armée et la Finul

« Paris appelle toutes les parties à respecter l'accord de cessez-le-feu », indique le Quai d'Orsay. « La France rappelle que le mécanisme de surveillance établi par l'accord de cessez-le-feu est là pour aider les parties à traiter les menaces et prévenir toute escalade qui nuirait à la sécurité et à la stabilité du Liban et d'Israël », souligne-t-il. « Le démantèlement des sites militaires non autorisés en territoire libanais revient prioritairement aux Forces armées libanaises » avec le soutien de la force des Nations unies (Finul), rappelle la diplomatie française.

L'armée libanaise a accusé dans la matinée Israël d'avoir refusé l'inspections par ses soldats des sites identifiés comme étant utilisés par le Hezbollah pour la fabrication de drones, et qui ont été bombardés dans la nuit par des avions de chasse. Dans la foulée, la troupe avait menacé de « suspendre sa coordination » avec le mécanisme de surveillance normalement prévu dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, notamment en ce qui concerne les inspections de sites.


« Un acte d'agression flagrant », selon l'Iran

Outre Paris, Téhéran a également réagi aux frappes de jeudi soir, qu'il a condamnées et qualifiées « d'acte d'agression flagrant contre l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban », selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

La veille, la coordinatrice de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plaschaert, avait dénoncé les frappes israéliennes qui ont « ravivé la panique et la peur à la veille de la fête de l'Adha ». « Nous réitérons notre appel à l’arrêt de toute action susceptible de compromettre davantage l’accord de cessation des hostilités et la mise en œuvre de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité des Nations Unies », selon un communiqué. « Des mécanismes établis et des instruments diplomatiques sont à la disposition de toutes les parties pour traiter les différends ou les menaces, et prévenir toute escalade inutile et dangereuse », ajoutait le texte.

La France a condamné vendredi les frappes israéliennes sur la banlieue-sud de Beyrouth et appelé Israël « à se retirer au plus vite de l'ensemble du territoire libanais », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Israël a mené jeudi soir des frappes sur ce fief du Hezbollah pro-iranien, les plus violentes depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, et menacé vendredi de poursuivre ses raids si le Liban ne désarmait pas le parti chiite.Le démantèlement aux mains de l'armée et la Finul« Paris appelle toutes les parties à respecter l'accord de cessez-le-feu », indique le Quai d'Orsay. « La France rappelle que le mécanisme de surveillance établi par l'accord de cessez-le-feu est là pour aider les parties à traiter les menaces et prévenir toute escalade qui nuirait à la...
commentaires (2)

Alors si Paris le dit… n’est ce pas ce même pays qui s’époumone depuis des mois pour que cessent les massacres à Gaza? Et c’est aussi le même Paris qui a entamé des négociations interminables avec les fossoyeurs de notre pays qui l’a roulé dans la farine jusqu’à entraîner notre pays dans l’enfer sans que Paris ne puisse l’en dissuader ou l’en empêcher? On peut alors attendre Pâques ou la trinité pour que les appels deParis soient pris au sérieux. En attendant, notre pouvoir doit agir, sans compter sur les autres pour le sauver. C’est un ordre.

Sissi zayyat

11 h 47, le 07 juin 2025

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Commentaires (2)

  • Alors si Paris le dit… n’est ce pas ce même pays qui s’époumone depuis des mois pour que cessent les massacres à Gaza? Et c’est aussi le même Paris qui a entamé des négociations interminables avec les fossoyeurs de notre pays qui l’a roulé dans la farine jusqu’à entraîner notre pays dans l’enfer sans que Paris ne puisse l’en dissuader ou l’en empêcher? On peut alors attendre Pâques ou la trinité pour que les appels deParis soient pris au sérieux. En attendant, notre pouvoir doit agir, sans compter sur les autres pour le sauver. C’est un ordre.

    Sissi zayyat

    11 h 47, le 07 juin 2025

  • « Des mécanismes établis et des instruments diplomatiques sont à la disposition de toutes les parties pour traiter les différends ou les menaces, et prévenir toute escalade inutile et dangereuse » Cela ne marche que dans un sens ! C'est du blabla tant que la France ne coupe ses relations économiques avec Israël, et c'est ce que voudraient les travailleurs français qui bloquent le chargement d'armes à destination d'Israël.

    Fredo

    21 h 43, le 06 juin 2025

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