L'uléma chiite Ali Fadlallah. Photo ANI
L'uléma chiite Ali Fadlallah a appelé vendredi l’État libanais « à agir avec sérieux pour mettre un terme aux agressions israéliennes, libérer les sites toujours occupés et récupérer les prisonniers, afin de garantir la confiance des Libanais en leur État ». Le dignitaire religieux tenait ces propos au lendemain d'une série de frappes israéliennes qui ont détruit plusieurs bâtiments dans la banlieue-sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.
L'accord de cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024, qui avait mis un terme à plus de treize mois de guerre entre le Hezbollah et l'État hébreu, est violé quasi-quotidiennement par ce dernier. De plus, l’armée israélienne occupe toujours cinq positions qu'elle considère stratégiques au Liban-Sud et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé que son pays n'allait pas s'en retirer.
L'uléma Fadlallah a parallèlement estimé « impossible » et « irréaliste » de parler d’un monopole d’État sur les armes « tant que l’épée de l’occupation restera suspendue au-dessus de ce pays et que ses avions continueront à violer sa souveraineté ». Il a appelé les Libanais à « ne pas tomber dans le piège tendu par l’ennemi et à faire entendre une voix unifiée pour rejeter cette agression, loin de toute considération confessionnelle ou politique » afin d'empêcher l'État hébreu de « parvenir à ses fins, à savoir semer la division et la discorde entre eux. »
Alors que la communauté internationale - les États-Unis en tête - ainsi que plusieurs partis libanais, notamment les Forces libanaises, réclament avec insistance le désarmement du Hezbollah, Ali Fadlallah a souligné que « les divergences entre les Libanais devraient être abordées au moyen d’un dialogue objectif, serein et rationnel, qui privilégie l’intérêt du pays plutôt que les intérêts partisans ».


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