Les ruines d'un bâtiment détruit par l'aviation israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 6 juin 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a indiqué vendredi que l'armée continuerait de frapper Beyrouth si le Liban ne désarmait pas le Hezbollah, au lendemain d'une série de frappes israéliennes ayant détruit des bâtiments de la banlieue-sud de la capitale libanaise, fief du parti chiite densément peuplé.
« Il n'y aura pas de calme à Beyrouth ni d'ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l'État d'Israël, les accords doivent être respectés, et si vous ne faites pas ce qu'il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force », a déclaré M. Katz dans un communiqué.
Au moins huit frappes différentes, certaines avec plusieurs missiles, ont touché jeudi soir ce qu'Israël avait qualifié « d'infrastructures souterraines utilisées pour fabriquer des drones ». L'armée israélienne avait diffusé un ordre d'évacuation des lieux près d'une heure auparavant, semant la panique dans les rues des quartiers de Bourj el-Brajné, Haret Hreik et Hadath, en pleine soirée du début de la fête de l'Adha. Les bombardements ont fait un nombre indéterminé de blessés, plusieurs hôpitaux de la zone ayant affirmé à L'Orient-Le Jour avoir reçu des victimes.
Ces frappes ont eu lieu alors que des tirs de roquettes revendiqués par plusieurs groupes ont été lancés depuis le sud de la Syrie mardi soir.
Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont fait du monopole d’État sur les armes, et donc en corollaire du désarmement du Hezbollah, un point essentiel de leur mandat. Mais le principal intéressé refuse d'être désarmé par la force et prône un dialogue sur la stratégie de défense du pays, arguant qu'il ne cèdera sur aucun point tant que l'armée israélienne continue d'occuper des parties du territoire libanais. Jeudi soir, dans un discours pour les 100 jours d'exercice de son cabinet, M. Salam avait affirmé que l'armée libanaise a démantelé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024 « plus de 500 sites militaires au sud du Litani », région où le Hezbollah était avant la trêve lourdement déployé mais dont il a été tenu de se retirer dans le cadre de l'accord de fin novembre.




Les messages de notre président sur ses négociations avec les fossoyeurs pour éviter une guerre civile ne tient pas alors qu’Israel occupe une partie de notre et que les mercenaires sont anéantis. Il est à présent devant un choix cornélien, soit il accepte de continuer à nous faire croire qu’avec des négociations il sauverait le pays, ce qui est absurde, soit il passe à l’acte afin d’éviter que le pays ne soit complètement détruit à cause d’une naïveté qui a coûté cher à ses prédécesseurs et de laquelle il n’a rien appris. Si le HB hausse le ton c’est qu’il est on ne peut plus faible. Alors qu
11 h 34, le 07 juin 2025