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Dernières Infos - Conflit

Le Parlement estonien vote le retrait du traité sur les mines antipersonnel

Les députés estoniens ont donné mercredi leur feu vert à la sortie de leur pays de la convention internationale interdisant les mines antipersonnel, à l'instar des deux autres pays baltes, dans une région qui cherche à renforcer sa sécurité face à la Russie voisine. En mars dernier, les trois pays baltes - Lituanie, Lettonie, Estonie - ainsi que la Pologne, tous engagés à soutenir l'Ukraine, avaient annoncé leur décision de quitter la Convention d'Ottawa. Le parlement estonien a ainsi « adopté une loi pour se retirer de la convention », a indiqué le ministère estonien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Convention d'Ottawa de 1997 interdit l'emploi, le stockage, la production et le transfert des mines antipersonnel conçues pour être enterrées ou dissimulées sur le sol. Déclenchées au contact ou à proximité d'une personne, elles peuvent tuer ou provoquer de graves blessures. Ces engins restent souvent actifs après un conflit, empêchant ainsi le retour des populations.

Le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, qui a soumis le projet de loi au parlement, a salué le résultat du vote, affirmant qu'il « élargit significativement les possibilités visant à protéger la sécurité de l'Estonie ». « En tirant des leçons de l'agression russe, il est clair que l'Estonie ne doit pas limiter unilatéralement ses options d'armement, car cela nous placerait en désavantage », a-t-il ajouté.

La décision prendra effet six mois après que l'Estonie l'aura officiellement notifiée à l'ONU. Plusieurs organisations ont déploré en mars les annonces sur le retrait de la Convention d'Ottawa. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait qualifié ces décisions de « dangereux recul pour la protection des civils dans les conflits armés ».



Les députés estoniens ont donné mercredi leur feu vert à la sortie de leur pays de la convention internationale interdisant les mines antipersonnel, à l'instar des deux autres pays baltes, dans une région qui cherche à renforcer sa sécurité face à la Russie voisine. En mars dernier, les trois pays baltes - Lituanie, Lettonie, Estonie - ainsi que la Pologne, tous engagés à soutenir l'Ukraine, avaient annoncé leur décision de quitter la Convention d'Ottawa. Le parlement estonien a ainsi « adopté une loi pour se retirer de la convention », a indiqué le ministère estonien des Affaires étrangères dans un communiqué.La Convention d'Ottawa de 1997 interdit l'emploi, le stockage, la production et le transfert des mines antipersonnel conçues pour être enterrées ou dissimulées sur le sol. Déclenchées au...