Le Premier ministre Nawaf Salam (d.), recevant des députés du Hezbollah, au Grand Sérail, le 4 juin 2025. Photo X / @grandserail
Après plusieurs semaines de tensions et d'échanges de piques par médias interposés, au centre desquelles se trouve le dossier du monopole des armes aux mains de l'État, le Hezbollah, principal concerné par un désarmement éventuel, et le Premier ministre Nawaf Salam semblent avoir enterré, au moins en apparence, la hache de guerre. Une réconciliation qui a pris la forme d'une réunion « tout sourire » au Grand Sérail, entre M. Salam et une délégation du groupe parlementaire du parti chiite conduite par le député Mohammad Raad, à l'issue de laquelle M. Raad a affirmé vouloir un « consensus durable » avec le Premier ministre « et toutes les composantes » au Liban.
« Nous sommes entrés (au Sérail) tout sourire, car nous ne nourrissons que de bonnes intentions, et nous en sommes sortis tout sourire, car nous souhaitons un consensus durable avec lui (Nawaf Salam) et toutes les composantes de ce pays, afin que chacun assume ses responsabilités », a déclaré M. Raad, devant la presse, à sa sortie de la réunion, encadré de ses collègues Hassan Fadlallah, Amine Cherri, Ibrahim Moussaoui et Hussein Hajj Hassan.
« Rien ne fait obstacle à la coopération » avec le cabinet Salam
Cette réunion entre M. Salam et la délégation du Hezbollah était la première depuis des semaines, alors que des sorties médiatiques du Premier ministre, concernant notamment la « fin de l'exportation de la révolution iranienne » et des déclarations insistantes sur le monopole des armes aux mains de l'État, avaient irrité le parti-milice, qui n'avait eu de cesse de critiquer dans les déclarations de ses responsables le gouvernement et M. Salam. Une accalmie avait finalement eu lieu à la faveur d'une médiation du chef du Parlement, Nabih Berry, principal allié du Hezbollah. Le chef dû bloc parlementaire de la formation chiite a toutefois rejeté tout rabibochage, estimant que pour être «rétablies, les relations auraient du être interrompues». « Les divergences d’opinion n’altèrent pas les relations », selon lui.
« Nous avons abordé des dossiers dont nous sommes parmi les plus soucieux de traiter et de faire adopter, pour permettre au pays de passer à une nouvelle étape, rassurante pour les citoyens à tous les niveaux », a encore déclaré M. Raad, tout en saluant le fait que même « plusieurs dossiers inattendus ont pu être traités » lors de cette séance. «Rien ne fait obstacle à la coopération avec le gouvernement actuel», a-t-il ajouté. Si les députés du tandem Hezbollah-Amal s’étaient abstenus de soutenir Nawaf Salam lors de sa nomination fin janvier 2025, ils ont fini par accorder la confiance à son gouvernement, dans lequel ils sont représentés par deux ministres Mohammad Haïdar (Travail) et Rakan Nassereddine (Santé).
Le désarmement « en filigrane de la réunion »
Concernant les discussions sur la protection du Liban, le député du Liban-Sud a indiqué qu'elles se poursuivront avec le président de la République « en temps voulu », tout en soulignant que « l’intérêt national doit primer pour le gouvernement comme pour le peuple ». En réponse à une question sur une éventuelle demande du Premier ministre sur le désarmement, il a dit que ce sujet « n’a pas été abordé en détail, mais qu’il était présent en filigrane car tout le monde s’intéresse à ce qui garantit la stabilité, à commencer par la fin de l’occupation ». Il a encore estimé que cette question doit « être traitée objectivement, dans l’intérêt du pays, en tenant compte des choix des Libanais et de la nécessité de faire face à toute agression israélienne ».
« Nous savons que cette phase est difficile, et que l’ennemi ne respecte pas ce qui a été convenu, alors que le Liban a, lui, rempli toutes ses obligations », a-t-il ajouté. Il a dans ce cadre souligné que Nawaf Salam « continue de se demander pourquoi l'ennemi maintient une occupation de certaines zones malgré les technologies modernes » à sa disposition.
Le parlementaire a encore rappelé les trois priorités actuelles de son parti : « Mettre fin à l’occupation, obtenir la libération des prisonniers et entamer la reconstruction », des revendications qui sont devenues le leitmotiv du groupe chiite, appelant toutes les parties au Liban à faire de ces demandes leur priorité. Il a ajouté que son bloc avait présenté des propositions concrètes et détaillées sur la reconstruction, et qu’il continuerait à suivre leur mise en œuvre avec des « avancées concrètes » après la fête de l'Adha, prévue à partir de vendredi.


De fanfaron dominateur il devient humble moralisateur le mohamed raad, ce qu’on appelle en termes techniques le recyclage. Que chacun assume ses responsabilités dit-il sans fausse honte. Eh bien que veut le peuple ? Justement celà. Eh bien commencez par vous mêmes. Votre parti de Dieu à la doctrine archaïque sectaire importée est responsable de tous nos malheurs. Ce type même avec son sourire pincé , ne peut être qu’antipathique. On n’y peut rien. Si Dieu a choisi pareil hypocrite pour représenter son parti, il nous déçoit !
08 h 03, le 05 juin 2025