Le site naturel de la Qammoua, sur les hauteurs du Akkar. Photo d'illustration Kassem Hamadé
L'Office des eaux du Liban-Nord a annoncé dans un communiqué mardi le lancement de plusieurs programmes de rationnement de « la distribution de l’eau potable et de l’eau d’irrigation dans différentes villes et villages du Nord », dont il précisera les détails ultérieurement via les réseaux sociaux et les médias. « La saison des pluies de cette année a été marquée par une forte diminution des ressources en eau de surface et souterraines, en raison de la baisse sans précédent des quantités de précipitations en dessous de leurs moyennes annuelles », a notamment déclaré la société.
L'Office a promis que ces programmes mettront en place une répartition équitable des réserves d'eau disponibles, de manière à assurer le plus longtemps possible la distribution.
L'Office des eaux du Liban-Nord a aussi appelé les habitants à consommer l'eau de manière responsable et à éviter le gaspillage, leur demandant notamment de s’abstenir de l’utiliser pour l’irrigation des jardins et des espaces verts, le lavage des véhicules, etc., et de ne la garder que pour les besoins essentiels.
Le Liban a connu un hiver particulièrement doux et pauvre en précipitations, ce qui a impacté aussi bien les régions agricoles, comme le Akkar, que l’approvisionnement en eau dans les zones plus urbaines. Fin janvier, le directeur général de l’Office des eaux de Beyrouth et du Mont Liban Jean Gebran avait annoncé que le taux de pluviométrie catastrophique cette saison et la rareté de l’enneigement sur les cimes du pays risque de contraindre les Libanais à rationner sévèrement l'eau cette année. Le mufti du Akkar au Liban-Nord avait alors appelé à accomplir la « prière de l’istisqâ pour demander de la pluie en temps de sécheresse, après un hiver doux et pauvre en précipitations.


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