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Dernières Infos - Pays-Bas

Pourparlers de la dernière chance pour sauver la coalition gouvernementale néerlandaise


Le leader du parti de droite radicale néerlandais PVV Geert Wilders s'adresse aux médias alors qu'il arrive pour les discussions hebdomadaires de coalition à la Chambre basse à La Haye, le 3 juin 2025. Photo Robin van Lonkhuijsen / ANP / AFP

Des dirigeants politiques néerlandais doivent entamer mardi des pourparlers de la dernière chance pour sauver la coalition gouvernementale, après les menaces brandies par le leader d’extrême droite Geert Wilders de quitter la coalition en raison d’un désaccord sur l’immigration.

M. Wilders affirme qu'il retirera son parti, le PVV, de la coalition si les autres formations ne soutiennent pas son plan visant à durcir la politique envers les immigrés et les demandeurs d’asile. Le PVV est le premier parti au Parlement néerlandais et son retrait entraînerait la chute du gouvernement et très probablement de nouvelles élections. « La situation n’est pas bonne », a-t-il déclaré après des discussions de crise lundi soir, qu’il a qualifiées de « désagréables ».

Les dirigeants des quatre partis de la coalition devaient reprendre les négociations mardi matin. Cette nouvelle crise gouvernementale survient à quelques semaines du sommet de l’Otan aux Pays-Bas.

Fin mai, M. Wilders avait convoqué une conférence de presse improvisée pour annoncer que sa patience était « à bout », de faire exploser la coalition si son plan pour restreindre l’immigration n’était pas appliqué « dans un délai de quelques semaines au maximum ».  Ce plan prévoit notamment la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile, un renforcement des contrôles frontaliers, et l’expulsion des binationaux condamnés pour un crime. Le dirigeant d'extrême droite a menacé à plusieurs reprises de se retirer de la coalition, mais le gouvernement dirigé par le Premier ministre Dick Schoof a survécu jusqu'à présent. 

Des experts politiques et juridiques ont critiqué ces propositions, les jugeant irréalisables ou illégales, certains estimant que M. Wilders cherchait à provoquer une crise pour faire tomber le gouvernement. « Nous ne comprenons pas pourquoi ce chaos, ce cirque, est nécessaire », a réagi Dilan Yesilgoz, dirigeante du parti libéral VVD, membre de la coalition. « Si Wilders veut tout faire échouer, il n’a qu’à le dire clairement », a-t-elle ajouté.

Lors des élections, le PVV a remporté 37 sièges sur les 150 que compte le Parlement, ce qui en fait de loin le premier parti de la coalition.  Des sondages récents montrent que le soutien dont bénéficie le parti a quelque peu diminué. Il fait cependant toujours partie des trois principaux partis, avec le parti libéral VVD et le parti de gauche Travaillistes/Verts.

Des dirigeants politiques néerlandais doivent entamer mardi des pourparlers de la dernière chance pour sauver la coalition gouvernementale, après les menaces brandies par le leader d’extrême droite Geert Wilders de quitter la coalition en raison d’un désaccord sur l’immigration.M. Wilders affirme qu'il retirera son parti, le PVV, de la coalition si les autres formations ne soutiennent pas son plan visant à durcir la politique envers les immigrés et les demandeurs d’asile. Le PVV est le premier parti au Parlement néerlandais et son retrait entraînerait la chute du gouvernement et très probablement de nouvelles élections. « La situation n’est pas bonne », a-t-il déclaré après des discussions de crise lundi soir, qu’il a qualifiées de « désagréables ».Les dirigeants des quatre partis de la coalition...