Un habitant de Port-Soudan regardant un panache de fumée après une attaque de drone sur le port, début mai 2025. Photo AFP
Des missiles antiaériens ont été tirés samedi au-dessus de Port-Soudan, au nord-est du Soudan en guerre, selon des témoins, alors que des drones survolaient la ville. Depuis avril 2023, la guerre fait rage entre l'armée régulière soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Port-Soudan, siège du gouvernement soutenu par l'armée, a été la cible d'attaques de drones imputées aux FSR pour la première fois début mai. La campagne a touché des infrastructures, notamment le dernier aéroport international civil en activité du pays, des centrales électriques et d'importants dépôts de carburant. Les frappes quasi-quotidiennes avaient cessé pendant plus d'une semaine jusqu'à samedi, lorsque les habitants de la ville ont entendu « les bruits de missiles antiaériens au nord et à l'ouest de la ville et de drones volant dans le ciel », a déclaré un témoin à l'AFP.
Depuis que les autorités soudanaises ont fui la capitale Khartoum au début de la guerre, Port-Soudan a accueilli des ministères, l'ONU et des centaines de milliers de personnes. La quasi-totalité de l'aide destinée au pays, où vivent près de 25 millions de personnes en grave insécurité alimentaire, transite par Port-Soudan.
La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, 13 millions de déplacés et provoqué ce que l'ONU décrit comme la plus grande crise alimentaire et de déplacements de population au monde. Elle a également divisé le Soudan en deux : l'armée tient le centre, l'est et le nord, tandis que les paramilitaires et leurs alliés contrôlent la quasi-totalité du Darfour à l'ouest et une partie du sud.
Depuis la perte de Khartoum en mars, les FSR ont adopté une stratégie à deux volets: des frappes de drones à longue portée sur les villes tenues par l'armée, accompagnées de contre-offensives pour reconquérir des territoires dans le sud. Les frappes de drones ont touché les infrastructures dans le nord-est du pays, et les attaques contre les centrales électriques ont provoqué des coupures de courant pour des millions de personnes.
Une panne d’électricité à Khartoum a également coupé l'accès à l'eau potable, selon les autorités sanitaires, provoquant une épidémie de choléra qui a tué près de 300 personnes en mai.


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