L’ancien ministre de l’Économie Amine Salam, lors d'une conférence de presse, le 21 septembre 2024. Photo Dalati & Nohra
Le procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Hajjar, a terminé jeudi l’interrogatoire de l’ancien ministre de l’Économie Amine Salam, le laissant repartir sous caution d'élection de domicile, tout en rétablissant son interdiction de voyager. M. Salam était poursuivi dans le cadre d’une plainte déposée par la commission parlementaire de l’Économie, qui l’accuse de détournement de fonds, d’extorsion auprès de compagnies d’assurance et d’enrichissement illicite, selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
M. Salam était accompagné de ses avocats, Tony Frangié et Samer el-Hajj, précise l’ANI.
Le 20 mai, l'ancien ministre avait déjà été entendu pendant deux heures par le juge Hajjar, qui avait choisi de ne pas le placer en détention, tout en le maintenant à la disposition de l’enquête. L’interrogatoire portait sur des accusations qui le visent lui-même, son frère et associé Karim Salam, son conseiller Fadi Tamim, ainsi qu’Elie Abboud, expert-comptable et président du Syndicat des experts-comptables agréés.
Karim Salam, quant à lui, est détenu depuis le 8 avril à la suite de poursuites engagées par le parquet financier. Le 13 mai, la chambre d’accusation de Beyrouth, présidée par le juge Maher Cheaito, a annulé une décision antérieure du premier juge d’instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, qui avait ordonné sa libération sous caution. Bien qu'il ait fait appel de cette décision, la chambre d’accusation a tranché en faveur du parquet, décidant de le maintenir en détention.


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