Des soldats libanais en octobre 2023. Photo d'illustration Joseph Eid/AFP
L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir arrêté huit personnes suspectées d'avoir tiré en l'air après l'annonce de résultats préliminaires des élections municipales de dimanche dernier dans les mohafazats du Liban-Nord et du Akkar.
Ces tirs nourris, dès la publication des premiers résultats, avaient blessé grièvement un jeune homme et plus légèrement une journaliste de la chaîne LBCI, Nada Andraos. Ils avaient aussi provoqué d'importants dommages matériels, notamment au niveau du réseau électrique. Ces tirs « de célébration » avaient été strictement condamnés par le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, et le Premier ministre Nawaf Salam. Lundi, l'armée avait dans ce cadre déjà annoncé l'arrestation de 35 tireurs présumés.
Dans son communiqué, la troupe dit avoir perquisitionné les domiciles de plusieurs individus et avoir arrêté « huit personnes et saisi des armes et des munitions ». Elle ne précise pas où ces descentes ont eu lieu.
De nombreux autres incidents avaient émaillé la deuxième journée de scrutin municipal au Liban, le premier depuis 2016, avec des bagarres et des accusations de fraude. Les tirs de « célébration » sont une pratique courante au Liban, que ce soit lors d'événements familiaux ou de funérailles, et ils font régulièrement des victimes. Le Parlement a d'ailleurs durci jeudi la législation en vigueur lors de ce genre de tirs.


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