Des soldats libanais et des Casques bleus de la Finul à Kfarchouba, au Liban-Sud, le 26 août 2024. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Des dizaines d’habitants de Yater, au Liban-Sud, ont exprimé leur mécontentement dimanche après-midi à l’encontre de soldats de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), les accusant d'opérer sans être accompagnés par l’armée libanaise. Contactée par L'Orient-Le Jour, la force onusienne a fait état d'un arrêt inopiné d'un de ses véhicules et de tensions qui ont été résolues « dans le calme », avec notamment le concours de la troupe.
Cette scène de villageois s'opposant au passage de véhicules de la Finul est devenue récurrente dans plusieurs régions du Sud, depuis Abbassiyé (caza de Tyr) jusqu’à Tayr Debba (caza de Tyr), en passant par Jmaïjmé (caza de Bint Jbeil), illustre les tensions croissantes entre la Force internationale et les populations locales.
Dans une vidéo transmise par notre correspondant dans la région, des habitants de Yater racontent qu’une patrouille militaire, composée de soldats du contingent italien est « entrée dans une maison ». L'on y voit deux véhicules de la Finul dans ce qui ressemble à un chemin menant à l'entrée d'une villa. Une seconde vidéo montre des dizaines de personnes se ruant avec force invectives vers une propriété, sans qu'il ne soit immédiatement possible de savoir si les deux vidéos ont été filmées au même endroit. Selon les informations disponibles, un habitant a bloqué la voie avec son véhicule devant le convoi de la Finul.
Contactée par L’Orient-Le Jour, la Finul a indiqué qu’un de ses véhicules avait rencontré un problème technique, contraignant les soldats à s’arrêter. « Ils effectuaient une patrouille de routine, dans le cadre de leur mission, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a précisé la force onusienne. Cette résolution, qui avait mis fin à la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël, sert de cadre à l'accord de cessez-le-feu entre ces deux mêmes belligérants entré en vigueur le 27 novembre 2024. La même source a ajouté que le propriétaire des lieux était présent et avait compris la situation, précisant que l’armée libanaise était rapidement intervenue et que l’incident avait été résolu dans le calme. La Finul a par ailleurs regretté que « des images de la scène aient été filmées et utilisées de manière détournée ».
Deux blessés dans des tirs israéliens sur Maroun el-Ras
Par ailleurs, des tirs de balles en caoutchouc de l’armée israélienne ont blessé deux Libanais à Maroun el-Ras, dans le caza de Bint Jbeil, le long de la frontière entre le Liban et Israël, a indiqué le ministère libanais de la Santé. Selon les informations de notre correspondant, les blessés sont un couple qui se trouvait dans le village pour inspecter leur maison détruite par les bombardements israéliens. Leurs blessures sont de gravité modérée.
Plus tôt dans la journée, un avion israélien a largué une bombe entre les localités de Yarine et de Dhaïra, dans le caza de Tyr, tandis que des tirs d’artillerie israéliens ont visé les abords de Aïta el-Chaab (Bint Jbeil), sans faire de victimes, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
En dépit de l’accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne continue de mener des frappes aériennes et des tirs presque quotidiens sur le Liban-Sud et y occupe cinq points qu'elle juge « stratégiques ». Au moins 154 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de la trêve, selon notre décompte, tandis qu'un véritable déluge de feu s’était abattu jeudi sur la région de Nabatiyé. L’armée israélienne y avait mené une série de frappes parmi les plus intenses depuis l’entrée en vigueur du cessez-le feu, le 27 novembre, disant y avoir visé un tunnel du Hezbollah, qui a perdu deux combattants dans ces frappes.
Créée en 1978 pour surveiller le retrait des forces israéliennes après leur invasion du Liban, la Finul est principalement présente dans le sud du pays. Des tensions surviennent souvent entre ses patrouilles et les habitants locaux, majoritairement partisans du Hezbollah. La résolution 1701 de l'ONU a considérablement accru le rôle de la Finul et précisé le cadre de son action. L'article 12 mentionne que le « gouvernement libanais (...) autorise la Finul à prendre toutes les mesures nécessaires dans les secteurs où ses forces sont déployées ».


Si le Liban ne porte pas le nom d'Israël c'est grâce au HB ! Vraiment? y'a qu'a voir tellement ils ont protégés le Liban. Les zabitants du Sud ils sont contents eux. Plus de maison, plus de travails, plus de futur et que fait le hezb? ils demandent à l'etat de réparer les dégâts dont ils sont seuls responsables. La guerre civile est finie, le hezb est fini, et la population Libanaise, ne supporte plus l'arrogance, la bêtise et les mensonges du hezb et de ses affidés et clients. Votre bonheur se trouve en Iran, vous n'avez rien à faire au Liban.
13 h 58, le 12 mai 2025