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Dernières Infos - Egypte

En grève de la faim, Alaa Abdel Fattah se dit « très affaibli », selon sa famille


Le militant des droits humains égypto-britannique, Alaa Abdel Fattah. Photo d'archives AFP

Le militant des droits humains égypto-britannique, Alaa Abdel Fattah, emprisonné et en grève de la faim depuis plus de 50 jours, s'est dit dans une lettre « très affaibli », a indiqué mardi sa famille.

M. Abdel Fattah, 43 ans, a été arrêté en 2019 puis condamné à cinq ans de prison pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir partagé une publication sur Facebook sur des allégations de torture dans les prisons égyptiennes.

Le célèbre militant a entamé une grève de la faim le 1er mars, après avoir appris l'hospitalisation de sa mère, Laila Soueif, elle aussi en grève de la faim depuis septembre à Londres, où elle tente de faire pression sur le gouvernement britannique pour obtenir la libération de son fils.

« Alaa Abdel Fattah, emprisonné à tort, est souffrant et reçoit des soins médicaux dans la prison de Wadi al-Natroun, en Egypte, après avoir vomi plusieurs fois depuis le 12 avril », a indiqué sa famille dans un communiqué.

Depuis 53 jours, le détenu n'a consommé que du thé, du café noir et des sels de réhydratation, selon elle.

Dans une lettre du 19 avril adressée à ses proches, le détenu « a rapporté qu'il souffrait de +douleurs abdominales sévères+ (...) et se sentait +très affaibli+ », selon la famille qui se dit « très inquiète ».

« Ma mère et mon frère mettent littéralement leur vie en jeu, juste pour obtenir la liberté de Alaa, qu'il mérite », s'est alarmée Sanaa Seif, sa soeur dans le communiqué de la famille.

« J'ai toujours peur d'une tragédie », a-t-elle ajouté, appelant le Premier ministre britannique, Keir Starmer, à faire « tout ce qui est en son pouvoir pour que Alaa rentre à la maison. »

« Alaa devrait être avec nous, pas en prison et en grève de la faim », écrit sa mère dans un post Facebook.

En 2022, le président Abdel Fattah al-Sissi avait relancé un comité de grâce présidentielle qui avait permis la libération d'un certain nombre de prisonniers politiques de premier plan.

Mais les groupes de défense des droits humains estiment que des dizaines de milliers de prisonniers politiques restent derrière les barreaux (militants, journalistes et figures de l'opposition), ce que le gouvernement nie.

nda/vl

© Agence France-Presse


Le militant des droits humains égypto-britannique, Alaa Abdel Fattah, emprisonné et en grève de la faim depuis plus de 50 jours, s'est dit dans une lettre « très affaibli », a indiqué mardi sa famille.M. Abdel Fattah, 43 ans, a été arrêté en 2019 puis condamné à cinq ans de prison pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir partagé une publication sur Facebook sur des allégations de torture dans les prisons égyptiennes.Le célèbre militant a entamé une grève de la faim le 1er mars, après avoir appris l'hospitalisation de sa mère, Laila Soueif, elle aussi en grève de la faim depuis septembre à Londres, où elle tente de faire pression sur le gouvernement britannique pour obtenir la libération de son fils.« Alaa Abdel Fattah, emprisonné à tort, est souffrant et reçoit des soins médicaux...