Un habitant récupère quelque biens dans les décombres de ce qui devait être sa maison. Photo Mohammad Yassine, le 27 novembre 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Les opérations de déblayage des gravats générés par les destructions israéliennes pendant la guerre, on été attribuées à l'Union des municipalités de la banlieue sud de Beyrouth, dominée par le Hezbollah, à l'issue d'un processus opaque, affirme Le Financial Times dans un article publié dimanche
Le journal souligne que ce contrat de 10 millions de dollars n’a toujours pas été publié. Le marché a été accordé en décembre dernier par le gouvernement de Nagib Mikati – qui était intérimaire depuis mai 2022, mais n’a été remplacé que le 8 février dernier par celui formé par Nawaf Salam.
Le 7 février, l’ancien ministre des Travaux publics Ali Hamiyé, membre du Hezbollah, avait indiqué que 900 milliards de livres libanaises, soit un peu plus de 10 millions de dollars, avaient été débloqués pour financer ce projet.
Le FT souligne que le gouvernement Salam est pressé tant par l’opinion publique que par les donateurs étrangers d’accroître la transparence dans les dépenses publiques et de réduire l’emprise du Hezbollah sur les institutions libanaises. Il ajoute que les adversaires du Hezbollah craignent que son implication dans la reconstruction, à l’instar de ce qui s’est passé après la guerre de 2006, lui permette de consolider son pouvoir politique et de canaliser les fonds publics vers sa base.
L’ONU estime à 10 millions de mètres cubes le volume des gravats produits par les bombardements israéliens pendant la guerre, qui ont ciblé de nombreuses zones résidentielles au Liban-Sud, dans la Békaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant plus de 4000 morts. Les dégâts se chiffrent en milliards de dollars.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin