Un groupe de jeunes en colère s'est rassemblé devant le magasin Ritika Shoes à Tripoli. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak.
La marque libanaise Ritika Shoes, qui produit des chaussures et sacs, s'est une nouvelle fois excusée dans un communiqué publié mercredi soir, après la polémique qui a éclaté concernant l'utilisation de prénoms considérés comme sacrés dans l'islam, affirmant avoir retiré de toute sa communication les noms controversés.
Dans un second communiqué publié à quelques heures d'un premier, et alors que certaines de ses enseignes ont été attaquées principalement dans le Akkar (Liban-Nord), la marque a réagi à la « violente campagne » contre elle, assurant que le choix de noms de femmes pour dénommer certains de ses produits avait été fait « de bonne foi et sans lien avec un quelconque contexte religieux ou historique ». Ritika Shoes a une nouvelle fois présenté ses « excuses sincères à tous ceux qui se sont sentis offensés ou provoqués » par cette campagne marketing, « qui n'avait aucunement l'intention de porter atteinte à une figure historique ou religieuse ou de compromettre les croyances d'une quelconque partie ».
Reconnaissant une « erreur », la société a annoncé avoir pris des « mesures » et retiré les noms controversés des produits. Sur le site de la marque, aucun nom n'était en effet indiqué sur les différentes chaussures présentées, bien que ceux-ci soient toujours visibles dans les adresses URL. En outre, « les politiques de marketing adoptées » par l'entreprise ont été « complètement révisées ».
La polémique avait éclaté après le dépôt par un avocat d'un signalement judiciaire contre la marque. Elle avait rapidement enflé lorsque des groupes d'hommes s'en sont pris à des magasins de la société dans le Akkar, tandis que la cour d'appel du Liban-Nord avait fait fermer certains de ces établissements.


Aoun appelle l'UE et le Canada à « faire pression sur Israël » pour le contraindre à respecter le cessez-le-feu