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Points de vue - 50 ans de la guerre civile au liban

Fawwaz Traboulsi : On ne fait pas de l'histoire pour unifier un peuple

« Historiciser la guerre ne signifie pas construire une seule histoire de cette guerre », plaide en outre l'historien dans un entretien à « L'Orient-Le Jour ».

Fawwaz Traboulsi : On ne fait pas de l'histoire pour unifier un peuple

La statue des Martyrs, sur la place éponyme, à Beyrouth, en octobre 2023 Photo Mohammad Yassine

Comment transmettre les leçons d’un conflit à une génération qui ne l’a pas vécu lorsque, faute de consensus politique, aucun manuel scolaire n’évoque ces quinze ans où le destin d’un pays à basculé ? Comment en décortiquer ses multiples ressorts, facettes et conséquences si le croisement des regards académiques n’est, un demi-siècle après ce funeste 13 avril, toujours pas en capacité de combler les trous de mémoire ? Et quand bien même ces conditions se trouveraient réunies, cela suffirait-il pour en exorciser les démons ? Voire réconcilier les récits et bâtir une identité nationale ? Disséquant depuis des décennies les archives et faits qui ont caractérisé ce conflit et transmettant ce savoir à travers ses enseignements – à la Lebanese American University et l’Université américaine de Beyrouth – et ouvrages de référence, dont A History...
Comment transmettre les leçons d’un conflit à une génération qui ne l’a pas vécu lorsque, faute de consensus politique, aucun manuel scolaire n’évoque ces quinze ans où le destin d’un pays à basculé ? Comment en décortiquer ses multiples ressorts, facettes et conséquences si le croisement des regards académiques n’est, un demi-siècle après ce funeste 13 avril, toujours pas en capacité de combler les trous de mémoire ? Et quand bien même ces conditions se trouveraient réunies, cela suffirait-il pour en exorciser les démons ? Voire réconcilier les récits et bâtir une identité nationale ? Disséquant depuis des décennies les archives et faits qui ont caractérisé ce conflit et transmettant ce savoir à travers ses enseignements – à la Lebanese American University et l’Université américaine de...
commentaires (3)

beaucoup de lecons a tirer de cette analyse, une seule conclusion -deplorable, malheureuse & deprimante- a en tirer: NOUS N'AVONS RIEN APPRIS, PIRE NOUS TENONS TOUJOURS A NOTRE MEME DADA, CELUI DE L'APPARTENANCE A L'ETRANGER PLUTOT QU'A NOTRE PAYS.

L’acidulé

14 h 16, le 12 avril 2025

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Commentaires (3)

  • beaucoup de lecons a tirer de cette analyse, une seule conclusion -deplorable, malheureuse & deprimante- a en tirer: NOUS N'AVONS RIEN APPRIS, PIRE NOUS TENONS TOUJOURS A NOTRE MEME DADA, CELUI DE L'APPARTENANCE A L'ETRANGER PLUTOT QU'A NOTRE PAYS.

    L’acidulé

    14 h 16, le 12 avril 2025

  • Article très intéressant pouvant secouer les consciences ! Cependant j'ai un désaccord de fond : "la question posée par le confessionnalisme ne se résout pas par le politique mais par la croissance économique et par la justice sociale". Non, le confessionnalisme est le moteur de la corruption et du passe-droits qui freinent le progrès. La croissance économique nécessite des responsables compétents et une confiance des uns envers les autres par l'égalité des droits entre citoyens.

    Fredo

    23 h 51, le 11 avril 2025

  • Toute discussion sur ce sujet devrait commencer par le fait qu’à plus de 90% la population du Liban partage le même ADN que les Cananéens / Phéniciens. On commence par ce fait et on continue…

    Mago1

    10 h 30, le 11 avril 2025

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